Cet établissement a été créé pour récupérer les décrocheurs scolaires et leur permettre d’acquérir des connaissances et des compétences à même de faciliter leur insertion socioprofessionnelle


Où en est aujourd’hui l’école de la seconde chance après son inauguration il y a à peine deux mois par le ministre de l’Education? Cet établissement créé pour accueillir les élèves qui ont décroché et abandonné les bancs de l’école afin de leur donner une seconde chance de rester dans le système de formation tarde aujourd’hui à prendre sa vitesse de croisière.

Il ne faudrait pas que le rythme d’apprentissage et de formation  de cet établissement ressemble à celui des établissements éducatifs, car cela risquerait de vite décourager des apprenants qui ont décroché précocement, car ils ne sont pas arrivés à s’adapter ni à la pédagogie, ni aux techniques d’apprentissage, ni au rythme scolaire des établissements scolaires classiques relevant de l’Education nationale. L’enseignement et la formation dans cet établissement devraient, au contraire, s’adapter à leur propre rythme, quitte à opter pour un enseignement personnalisé ou par groupes, en fonction des niveaux, des affinités, des centres d’intérêt de chacun…

Auquel cas, cet établissement risque d’échouer dans sa mission et de perdre ces élèves à qui une seconde chance a été accordée pour acquérir des connaissances et des compétences dans un domaine d’apprentissage donné.

Il y a lieu de rappeler que ce projet, qui a vu le jour grâce à l’appui de l’Unicef, devra être suivi par trois autres projets similaires parmi lesquels l’ouverture d’un établissement de la seconde chance à Gabès et d’une école primaire au courant de l’année prochaine.

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