Une grève de cinq jours, à partir d’aujourd’hui 16 novembre, a été annoncée par le Syndicat des magistrats tunisiens. Elle pourrait être prolongée, si les demandes proclamées n’étaient pas suivies d’effet. Soit des revendications syndicales, à maintes fois révélées, interpellant les trois présidences, sans qu’une partie ne lève le petit doigt. « Ce qui fait que la chose judiciaire et les revendications légitimes des magistrats, dont essentiellement une loi organique leur assurant protection sanitaire et sociale, n’ont pas l’intérêt dont on avait trop parlé dans les campagnes électorales », dénonce le communiqué. D’ailleurs, les conditions précaires du travail dans nos tribunaux, ainsi que la mainmise sur la justice demeurent un secret de Polichinelle. « Nous exigeons un protocole sanitaire rigoureux, afin de faire face à la propagation de la pandémie.

Nous appelons l’Etat à respecter la Constitution, à même  de garantir le droit de tout citoyen à la vie et à la santé», lance le SMT, sollicitant ses adhérents, la société civile et tous les activistes des droits de l’Homme à soutenir la cause de la justice pour faire valoir l’Etat de droit et de la loi.

Sur la même lancée, l’Association des magistrats tunisiens (AMT) a décidé d’entrer, à partir d’aujourd’hui lundi, dans une grève de cinq jours. Et de menacer d’escalade, en cas de non-satisfaction de ses revendications.

Ces dernières consistent en droit d’accès aux soins à l’hôpital militaire, considérant que le corps des magistrats est le plus exposé aux risques de contamination au coronavirus. D’après Mosaïque Fm, les magistrats judiciaires, administratifs et financiers observeront, aujourd’hui lundi, un sit-in devant le siège du tribunal de première instance de Nabeul. 

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