ON ne cesse de ressasser depuis longtemps que l’acquis le plus important et le plus palpable généré par la révolution du 17 décembre-14 janvier demeure bien la liberté d’expression et de la presse. Sauf que cette liberté est l’objet de pressions quasi-quotidiennes de la part de plusieurs forces, pas uniquement politiques, menaçant de l’étouffer et de la mettre sous la coupe de plusieurs lobbies de diverses tendances cherchant à impacter les médias et à les obliger, par tous les moyens, plus particulièrement financiers, à servir leurs agendas.

Face à cette situation le moins qu’on puisse qualifier d’antinomique à ce qui devrait se passer dans un pays engagé dans une transition démocratique devant réussir à tout prix, les professionnels des médias, conscients du rôle majeur qu’ils doivent jouer dans la réussite de l’expérience démocratique nationale et profondément convaincus qu’ils constituent un partenaire à part entière dans l’édification de la Tunisie démocratique, ne désespèrent pas, ne lâchent pas prise et restent convaincus que la confrontation et la logique de l’escalade ne peuvent mener qu’à exacerber les malentendus, pérenniser les incompréhensions et pousser aux solutions extrêmes à même de fermer toutes les portes du dialogue, des échanges et des solutions consensuelles.

Ils demeurent, en effet, ouverts à toutes les solutions propres à privilégier le dialogue, dans le but de parvenir à dissiper les malentendus, à surmonter les conflits et à trouver ensemble et consensuellement les solutions qui préservent les intérêts des uns et des autres.

Et c’est dans l’objectif de dépasser cette étape de turbulences par lesquelles passe actuellement la profession qu’il urge de recourir au dialogue en tant qu’unique mécanisme de gestion des différends et aussi le choix incontournable dans le but de parvenir à préserver l’épine dorsale de l’expérience démocratique nationale, à savoir  la liberté d’expression et de la presse.

Certes, les difficultés de conjoncture peuvent rendre cette entreprise délicate ou sensible. Il demeure tout de même que la réussite de cet effort est garantie dans la mesure où les partenaires à l’opération médiatique ne peuvent qu’emprunter la voie passante, celle du dialogue et rien que le dialogue.

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