Des députés ont estimé, samedi à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), que le budget de l’État pour l’exercice 2021, « n’a pas rendu justice aux catégories vulnérables et chômeurs », les fonds nécessaires n’ayant pas été alloués pour la régularisation de leur situation, ni la loi de l’économie sociale et solidaire et la loi n° 38 portant dispositions dérogatoires pour le recrutement dans le secteur public, n’eussent été activées ».

Lors de la séance plénière consacrée à l’examen du projet de budget de l’Etat, de la balance commerciale et du projet de la loi de finance pour l’année 2021, qu' »il manque à ce budget, une fibre sociale qui tient compte de la tension qui règne dans le pays en raison de l’accentuation du chômage, de la marginalisation et de la pauvreté ».

Les dossiers restés en suspens, ont été évoqués, dont ceux des travailleurs des chantiers, des doctorant au chômage, des enseignants de l’enseignement pour les adultes, des auxiliaires de vie et des personnes concernées par la loi n° 38 de 2020 portant dispositions dérogatoires pour le recrutement dans le secteur public.

Les députés ont signalé que le nombre de chômeurs en Tunisie est en augmentation « continue et inquiétante » prévoyant une aggravation de la situation dans les mois qui viennent en raison des répercussions de la crise du Covid-19. Ils ont encore noté que tous « les accords et règlements partiels des dossiers des chômeurs et des travailleurs des secteurs précaires engagés par le gouvernement se limitent à « de la poudre aux yeux, et n’avaient pas été en mesure de mettre un terme à leur souffrance ».

Les députés ont dénoncé dans ce sens, la politique du gouvernement qui « ne valorise pas le savoir et ne prête aucun intérêt aux vocations, ouvrant la voie à d’interminables mouvements de protestation et sit-ins observés par des milliers de doctorants et de diplômés, en revendication à leur droit légitime à l’emploi après des années de chômage ».

Ils ont indiqué que le gouvernement « dans sa gestion de la crise sociale dans le pays, n’avait pas cherché à instaurer les règles de la bonne gouvernance et de la bonne gestion des deniers publics, ni a fait le choix d’une répartition équitable des richesses, mais avait plutôt ouvert la voie à l’impunité et à la corruption rampante, débouchant sur une situation où les recrutement, les désignations et les promotions professionnelles, obéissent aux lois de l’opacité, du favoritisme et du clientélisme, aux dépens des groupes vulnérables et marginalisés ».

D’un autre côté, les députés ont souligné que le manque d’équipement dans les établissements sanitaires, la pénurie des cadres médicaux et paramédicaux et des médecins spécialistes, la défaillance des ressources financières, le retard de l’activation des projets du secteur de la santé, outre la crise sans précédent que connait le secteur de l’enseignement, sont « autant de problèmes accumulés qui n’avaient pas été dûment pris en compte dans le budget de l’État de 2021 »

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