Le CSS a renoué hier avec la Ligue des champions après une absence qui a duré cinq ans. Reculer pour mieux rebondir certes. Mais dans le monde du football, comme dans la vie tout court, il peut se passer des choses en cinq ans. Autres temps, autre époque quand le CSS faisait figure d’épouvantail sur la scène continentale. Mais si cette édition était la bonne pour un retour de flamme et une nouvelle épopée africaine pour un club qui a tant besoin de briller pour exister, tout comme ses alter ego en ligue tunisienne d’ailleurs ?! Le tableau ainsi brossé est sans équivoque. Le CSS devait aborder cette C1, impatient et ambitieux volet retrouvailles avec la reine des compétitions continentales. Car le CSS entend désormais compter et, pourquoi pas régner de nouveau dans une compétition à la caisse de résonance incomparable. Pour entretenir la légende d’un club qui s’est construit au gré de ses exploits en Tunisie tout comme en Afrique, le CSS doit toujours être au rendez-vous. Reste jusque-là une question en suspens : l’effectif du CSS est-il suffisamment armé pour faire face au défi continental et répondre aux attentes des supporters nostalgiques ? Difficile de savoir aussi si le dauphin de la saison passée (en Ligue 1) saura gérer du mieux possible un calendrier conséquent et dévoreur d’énergie entre le championnat et la C1. Beaucoup d’équipes se brûlent les ailes avec cet enchaînement. La moindre faille peut rapidement obscurcir les objectifs élevés d’un club de la trempe du CSS. Sauf que le club-phare de Sfax semble avoir encore et toujours des ressources et de l’énergie à revendre. En clair, la particularité du CSS est de connaître ses forces mais aussi ses limites, le temps de polir et de renforcer le groupe. Qu’à cela ne tienne, et chaque chose en son temps, hier le CSS a su recommencer une histoire face aux Tanzaniens de Mlandege. De la plus belle des manières, bien entendu. 31’ de jeu, l’attaquant nigérian Kingsley Eduwo ouvre la marque au profit des Sfaxiens. Pas le temps de reprendre ses esprits et voilà que Heni Amamou enfonce le clou à la 41’. Le CSS est en roue libre et on en restera là pour la mi-temps. De retour des vestiaires, le CSS enchaîne et se met définitivement à l’abri grâce à un triplé de Chawat. Place à la manche retour maintenant. Une formalité sans plus.

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