Dans le cadre du travail mené par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques  et de la Pêche sur la base de la concertation entre la profession et l’administration, une réunion a eu lieu récemment, sous la présidence de Mme Akissa Bahri, ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche en préparation à la campagne oléicole 2020/2021.   

La séance de travail a été marquée par la présence de la ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques, Mme Akissa Bahri, du chef de cabinet du ministre, Mme Salwa Kéfi Khiari, ainsi que le président de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (Utap), M. Abdelmajid Ezzar, et des représentants de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica). La séance de travail a été une occasion pour examiner les perspectives du secteur et les préparatifs  pour la prochaine campagne.

La ministre a pris connaissance des préoccupations des intervenants (producteurs et exportateurs) dans le secteur de l’huile d’olive. Les principaux soucis des professionnels concernent le financement de la campagne, l’amélioration de la productivité et la sécurisation de la récolte contre les vols. Les intervenants ont évoqué également le problème de la main-d’œuvre, ainsi que le développement de la filière dans son ensemble.

Diversification des marchés

Après les discussions, les participants à la réunion se sont mis d’accord pour l’amélioration de la productivité quantitativement et qualitativement, la révision de certaines conventions internationales conclues, tout en diversifiant les marchés extérieurs. Il a été convenu aussi d’augmenter le quota des exportations vers l’Union européenne et d’accroître le quota d’exportation d’huile d’olive biologique et de la valoriser. Il a été convenu, de même, de  consolider la position de la Tunisie dans la consommation d’huile d’olive dans le monde en organisant des campagnes de marketing.

Les participants sont en commun accord pour mettre en place une feuille de route visant le développement des exportations d’huile d’olive en boîte et d’encourager la consommation de ce produit sur le marché intérieur et à travers la création de plusieurs points de vente. En outre, il est proposé de revoir la structuration et la mission de l’Office national de l’huile et de consolider le rôle de la vulgarisation, de la formation et de l’encadrement  des agriculteurs,  en vue de s’occuper des oliveraies et de préserver la récolte. La filière pourrait être améliorée à travers le raffermissement des liens de production et des chaînes de valeur. Une structure commune pourrait être créée, outre la révision de la gouvernance du secteur de l’huile d’olive pour écouter les préoccupations des professionnels.  Ces derniers se sont mis d’accord pour la révision du cahier des charges relatif aux exportations. De son côté, la ministre a recommandé la création d’une commission nationale regroupant les intervenants dans la filière, et ce, pour prendre les mesures nécessaires. Elle a plaidé pour l’organisation de réunions périodiques en présence de tous les intervenants dont la profession, l’administration et les ministères concernés pour examiner les aspects techniques, la réorganisation de la filière, l’amélioration du rendement et la qualité, tout en valorisant le produit avant sa commercialisation.

Valoriser l’huile d’olive biologique

La ministre  est pour le lancement des campagnes publicitaires et de marketing afin de promouvoir l’huile d’olive tunisienne à l’intérieur et à l’extérieur. Elle estime nécessaire de fournir un appui aux petits agriculteurs et de renforcer leur présence dans les chaînes de valeur et d’introduire la mécanisation dans la cueillette. Elle a recommandé, par ailleurs, de valoriser l’huile d’olive biologique et de revoir certains textes juridiques qui concernent le secteur.

A noter que cette séance de travail a vu la présence des représentants de la Chambre syndicale nationale des exportateurs d’huile d’olive, de la Chambre nationale des propriétaires des huileries, de la Chambre nationale de la mise en bouteille d’huile, de la Fédération nationale des producteurs d’olives et nombre de producteurs et exportateurs d’huile d’olive, ainsi que le président-directeur général de l’Office national de l’huile et le directeur général de la production agricole et la directrice générale de l’agriculture biologique, le directeur général des études et du développement agricole, le directeur général de l’Agence de vulgarisation et de la formation agricole, le directeur général de l’Agence de promotion des investissements agricoles (Apia) et nombre de cadres du ministère.

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