« Si on se trouve aujourd’hui à la mi-mai avec encore quatre journées de championnat à disputer et une Coupe de Tunisie dont les demi-finales et la finale risquent d’être reportées pour la fin de l’été, c’est-à-dire la veille du nouvel exercice, c’est pour la simple et bonne raison que le calendrier n’a jamais été respecté. Pire, on sait quand la phase aller débute, mais on ne sait jamais avec exactitude quand elle se termine à cause d’un calendrier qui change tout le temps en fonction des engagements des équipes tunisiennes dans les compétitions interclubs continentales et en Coupe arabe des clubs champions.
Et si on connaît quand la phase aller débute et approximativement quand elle doit se clôturer, on ne sait jamais quand la manche retour débute, mais aussi quand la saison se clôture. C’est que la FTF n’annonce que la date du coup d’envoi de la saison, le calendrier de la phase aller dont on ne peut retenir avec exactitude que le programme des journées. Quant aux dates de ces journées, elles sont données au prorata. Des dates qui changent tout le temps en fonction du parcours des clubs tunisiens dans les compétitions continentales et arabe.
Or, en voulant faire du sur-mesure, la FTF fait plutôt du tort aux grands clubs tunisiens engagés dans les compétitions interclubs continentales, notamment la Champions League. Des clubs comme l’EST et l’ESS ont des effectifs bien garnis avec des joueurs de qualité et des doublures dans tous les postes. Des joueurs à la valeur intrinsèque reconnue au point que ceux du 18e au 30e rang de l’effectif senior peuvent jouer comme titulaires dans n’importe quelle équipe de la deuxième moitié du tableau du championnat. C’est dire que de grandes équipes comme l’EST et l’ESS n’ont nullement besoin qu’on reporte leurs matches. Ces équipes ont des effectifs suffisamment garnis pour disputer un match tous les trois jours. Il suffit que la Fédération tunisienne de football exige de la Confédération africaine de football et de l’Union arabe de football association qu’elles lui fournissent les calendriers de lui compétitions interclubs, ce qui lui permet d’établir à son tour le calendrier du Championnat et de la Coupe de Tunisie.
Et puis, il faut respecter les règlements qui existent déjà en faisant disputer les matches en retard du championnat pour les clubs engagés dans les compétitions continentales et arabe soit le mercredi soit le jeudi d’après.
Rien que le respect de ce règlement ferait gagner du temps à tout le monde. La preuve en est : durant les 20 derniers jours on ne disputait que des mises à jour de journées précédentes sans que l’ordre chronologique ne soit respecté. C’est dire que les ¾ des équipes sont en arrêt de compétition. Et que font ces équipes en question pendant l’arrêt de compétition ? Disputer des matches amicaux pour garder le rythme.
Autre aberration : on fait arrêter le championnat pendant une vingtaine de jours à chaque fois que l’équipe nationale a un match de CAN à disputer. Tout cela fait que le calendrier n’est jamais respecté et qu’on se trouve aujourd’hui avec un championnat qui ne finit pas alors qu’en Europe la saison est déjà terminée ou presque.
Pour moi, la solution réside dans le respect des règlements et dans l’établissement à l’avance d’un calendrier complet de la saison sans y apporter la moindre modification. Car un calendrier est fait pour être respecté. Sinon, c’est la gabegie.
Regardez de près nos voisins les plus proches, les Marocains et les Algériens. Ils sont dans les temps. Pourtant, le championnat marocain tourne avec 16 équipes et ses organisateurs arrivent à boucler la saison dans les temps. C’est qu’ils respectent tout simplement leur calendrier et ne gaspillent pas le temps en reportant des journées du championnat. Chez nous, les équipes sont informées du report d’un match trois à quatre jours seulement avant sa date prévue initialement. Encore une aberration ».

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