Par Kamel Ghattas
Nous avons craint le pire pour le Club Sportif Sfaxien. Il s’en tire en fin de compte avec des sanctions qui ne l’éloigneront pas des compétitions africaines où il s’est régulièrement illustré. Mais, après cette navrante péripétie, il appartient aux Sfaxiens de faire la part des choses et de prévenir de pareilles mésaventures. Les compétitions africaines sont ce qu’elles sont, ce qu’elles ne devraient pas être plutôt : des rencontres où le chauvinisme prend le pas sur le fair play et l’amitié. Nous relevons, de temps à autre, ce genre de débordement du côté de l’Afrique subsaharienne, mais nous avons été surpris par ces réactions dans un pays où l’accueil a toujours été exemplaire.
Bien entendu, ce n’est pas parce qu’une poignée d’inconditionnels, chauvins et mal contrôlés est venue perturber l’ambiance de cette rencontre, que nous mettrons tous les supporters marocains dans le même sac. L’ambiance sera chaude à l’occasion de la première manche de la finale opposant l’Espérance Sportive de Tunis au Widad de Casablanca, mais les choses évolueront autrement. Les organisateurs marocains prendront leurs précautions surtout que la rencontre pourrait être transférée dans un stade plus grand, mais quand même plus approprié pour attirer un plus grand nombre de spectateurs. Pour les «Sang et Or » la pression n’en sera que plus grande.
Dans le cas du CSS et de sa mésaventure, les dirigeants des deux équipes ont été gagnés de vitesse par les auteurs de ces frictions qui ont perturbé l’équipe sfaxienne et permis les débordements antisportifs des locaux.
La CAF a sans doute pris en considération le passé de l’équipe tunisienne qui possède un palmarès respectable en coupe de la CAF et les images relatant ce que l’équipe tunisienne a subi.
Ceci étant, le comportement de certains dirigeants et d’une partie de l’encadrement technique a failli coûter très cher. On ne peut être l’auteur de menaces à l’encontre du trio arbitral sans en subir les conséquences. Certes, le comportement partial et provocateur de ce trio a dépassé les bornes, mais les règlements étant ce qu’ils sont, il ne fallait pas agir de manière brutale et inconsidérée à la fin de la rencontre au point que la situation dégénère.
Les responsables sauront prendre les dispositions qui s’imposent pour que ces tristes événements ne se reproduisent plus. Le CSS est une équipe à traditions, qui a toujours plébiscité le fair play, le beau jeu et l’amitié, là où elle passe que ce soit sur le plan local ou au niveau arabe ou africain. Les dirigeants qui n’ont pas su tenir en main et prévenir ces écarts ne risquent plus de s’illustrer de nouveau par une faiblesse manifeste qui a exposé le club à des sanction plus sévères qui auraient complètement déstabilisé l’équipe et freiné cette phase de reconstruction entamée de la meilleure façon qui soit.

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