Les supporters de l’Espérance ne veulent, en aucun cas, revivre les désillusions du passé. Ainsi, Ahly Benghazi ne doit pas marcher dans les pas de l’Olympique Asafi ou Ittihad Alexandrie !

Tout à l’heure ce sera le genre de duel que l’on n’aime pas disputer, car il sera truffé de beaucoup de risques. En effet, après le nul «concédé» (0-0) à l’aller au Caire face à Ahly Benghazi, le match retour, qui aura lieu aujourd’hui à Radès, dans le cadre des éliminatoires de la Ligue des champions, sera, de toute évidence, un duel périlleux qui n’admet aucun pronostic préalable.

Ahly Benghazi a démontré qu’il possède plus d’un tour dans son sac et qu’il est capable de surprendre l’Espérance grâce à ses contre-attaques très dangereuses, dont quelques-unes auraient  pu être payantes au Caire. Et le hic, c’est que ce danger deviendra double car, rappelons-le, les buts à l’extérieur comptent double.

Du coup, il y a de quoi redouter une mauvaise surprise face à un adversaire qui joue sans complexes et qui tentera sa chance sans l’ombre d’un doute.

Pour une défense plus vigilante

Les mésaventures de l’Espérance dans pareilles situations ne sont pas très lointaines. On se contentera d’en rappeler deux qui sont restées en travers de la gorge et que les supporters ne sont pas près d’oublier de sitôt. Il y a d’abord l’élimination devant Al Ittihad d’Alexandrie au mois de septembre 2018 en championnat arabe des clubs.

Et dans la même compétition, l’Espérance allait se faire piéger de nouveau par la méconnue équipe marocaine de l’Olympique Asafi (aux tirs au but 4-2) au mois de novembre 2019.

Paradoxalement, ces deux amères éliminations étaient survenues lors des deux saisons glorieuses couronnées par les deux trophées historiques de la Ligue des champions.

Tout cela pour dire que la rencontre de cet après-midi ne doit en aucun cas ressembler aux deux déconvenues ci-haut citées.

Pour ce faire, la défense, qui s’améliore d’un match à l’autre, doit se débarrasser de sa «naïveté» affichée à l’aller. Aucun espace ne doit être laissé aux entreprenants attaquants libyens, surtout l’ailier Mohamed Taouerghi qui peut s’avérer un vrai trouble-fête. Même si l’on croit savoir que ce dernier ne serait pas de la partie en raison d’une blessure contractée récemment ?

Pour un 4-4-2

La meilleure formule pour se prémunir contre toute les éventualités fâcheuses est d’opter pour un 4-4-2 souple qui soit de nature à assurer une bonne couverture de soutien pour la défense, ainsi qu’une domination sans faille au milieu.

D’ailleurs, en l’absence d’un vrai buteur de métier pour le moment, l’Espérance a besoin d’utiliser l’armada de très bons joueurs de milieu dont elle dispose.

Ainsi, le quatuor, Coulibaly-Chaâlali-Ben Romdhane et Benguith, serait le mieux indiqué pour réussir la délicate mission de ce match.

Dans ce quatuor, on trouve des pivots de métier et un bon régisseur, capable de la créativité qui manque actuellement à l’Espérance. Abderraouf Benguith pourrait jouer ce rôle s’il retrouve tous ses repères.

Quant à l’attaque, elle pourrait se contenter de la paire Houni-Marzouki qui sera tout le temps soutenue par les joueurs du milieu et par les latéraux Chetti et Nagguez.

Toutefois, la précipitation doit impérativement être évitée grâce à une bonne application et à une concentration extrêmes. De cette façon, tout ira pour le mieux !

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