La pluie n’a pas empêché les délégations arabes et africaines d’assister à la conférence de presse organisée par le Centre national du cinéma et de l’image (Cnci), consacrée au Festival du film méditerranéen «Manarat» samedi dernier au pavillon tunisien du Village international de Cannes.
La conférence s’est déroulée en présence de Chiraz Laâtiri, directrice générale du Cnci, Sophie Renaud, directrice de l’Institut français de Tunis, et un représentant du Centre national français du cinéma et de l’image animée.
Après avoir souhaité la bienvenue aux participants et présenté les intervenants lors de cette conférence, Chiraz Laâtiri a rappelé l’importance des réunions professionnelles qui ont eu lieu au cours du lancement du festival de Manarat en mettant en exergue le partenariat riche et diversifié qui s’en est suivi sous forme de projets arabes communs. Le festival, a-t-elle ajouté, offre à ces projets de nouvelles opportunités de coproduction avec le Centre national français du cinéma et de l’image animée ou avec les fonds méditerranéens ou arabes d’aide à la production, soulignant à cet égard le soutien franco-belge aux films libanais et palestiniens.
Chiraz Laâtiri a également évoqué la plate-forme du film arabe sans pour autant donner des précisions sur sa nature en déclarant : «Nous annoncerons les détails lors du festival Manarat  avec beaucoup de surprises et des rencontres professionnelles avec sept centres de cinéma arabes : Tunisie, Algérie, Maroc, Egypte, Palestine et Liban. La Jordanie, quant à elle, s’efforce de trouver les moyens d’une coopération cinématographique commune et efficace».
La productrice et directrice du festival «Manarat», Dorra Bouchoucha, a, quant à elle, annoncé que la deuxième édition de ce festival se tiendra du 1er au 7 juillet dans des espaces ouverts de dix plages du nord au sud de la Tunisie, tout en précisant que l’entrée est gratuite dans le but de créer une dynamique cinématographique estivale, une période connue pour être pauvre en évènements cinématographiques avec une faible affluence au cinéma.
Au cours de son intervention, Dorra Bouchoucha a fait savoir que ce festival est une opportunité pour le public tunisien de découvrir de nouvelles productions méditerranéennes qui n’ont pas la chance d’être distribuées dans nos salles.
La directrice de l’Institut français en Tunisie, Sophie Renaud, a souligné dans son intervention la qualité exceptionnelle de ce festival, tout en rappelant que l’Institut français de Tunis a été séduit par l’idée de sa création depuis ses premiers balbutiements en accompagnant Dorra Bouchoucha dès sa première édition l’année dernière. Elle a également remercié les partenaires du festival, à commencer par le ministère des Affaires culturelles, le ministère du Tourisme et de l’Artisanat… Le représentant du Centre national français du cinéma et de l’image animée a, pour sa part, salué les efforts déployés dans le cadre des rencontres professionnelles organisées par «Manarat», en rappelant que le Centre national français du cinéma et de l’image animée participe au festival de Cannes avec 17 films, dont il a participé à la production, notamment «Tlames» du Tunisien Alaeddine Selim ( la quinzaine des réalisateurs), outre quatre autres films, retenus à la compétition officielle. Il a, par ailleurs, rappelé que son département a également soutenu le film «Weldi» du réalisateur Mohamed Ben Attia, qui a participé l’année dernière à la quinzaine des réalisateurs.

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