Par Jalel Mestiri
Il y a comme un pouvoir de séduction assez particulier chez l’équipe espérantiste. Dans toutes les palettes des couleurs. Dans ce qu’elle laisse entrevoir dans les différentes épreuves auxquelles elle est confrontée, elle continue à renvoyer l’image d’une équipe capable de se transcender, d’ajouter une dimension à sa valeur, de se doter de nouvelles prérogatives, de nouvelles attributions. Au-delà de tout constat, l’attachement et l’enthousiasme pour tout ce qui reste à accomplir demeurent une motivation particulière pour toutes les parties prenantes au sein du club. L’incarnation de moments historiques, encore davantage.
Le fait que la formation espérantiste a de plus en plus tendance à se lancer sur la même voie et à savoir préserver ses acquis lui a permis de rebondir dans chaque nouvelle épreuve. Avec de nouvelles idées, des initiatives et des alternatives encore plus grandes. Le mérite n’est-il pas justement de se remettre en question au bon moment et au bon endroit.
A sa façon d’évoluer dans l’épreuve africaine, de progresser et de grandir, l’EST se dote aujourd’hui d’un nouveau parcours, d’un nouveau destin. Au fait, il y a, et il y aura certainement toujours, une logique de fonctionnement qui s’adapte non seulement aux exigences du haut niveau, mais surtout à ce qui est de nature à prévenir l’avenir. La contrainte de l’immédiat est de nature à influencer le long terme. Voire le conditionner.
Aujourd’hui, l’équipe aborde la finale de la Ligue des champions avec une énergie renouvelée, un esprit ressourcé. Un esprit entièrement tourné vers l’exploit où la démonstration est souvent poussée jusqu’à la perfection.
Mais aussi important que l’évolution en Coupe d’Afrique, l’engouement que l’on ne cesse de manifester pour cette nouvelle finale africaine retient l’attention. Un engouement qui se traduit par une mobilisation générale et une adhésion inconditionnelle pour tout ce qui est de nature à valoriser le rendement de l’équipe, et à lui accorder l’intérêt qu’il mérite au-delà des réalisations et des acquis de différents genres. En somme tout ce qui est de nature à permettre aux joueurs de s’attacher davantage au terrain. Il faut dire que le président du club, Hamdi Meddeb, s’est attelé à ne pas mettre de distance entre les ambitions revendiquées et le registre dans lequel son équipe est appelée à évoluer. Quelque chose nous dit que l’EST est encore capable de dégager une plus grande tonalité, comme une rude beauté, et que partout la performance sera au rendez-vous. A travers tout ce qui a été accompli dans l’épreuve africaine, mais également tout ce qui reste à faire et à entreprendre dans les prochains jours, la formation espérantiste déroule une prestation de haut niveau. Le modèle développé ici et là accrédite l’idée selon laquelle la performance est, à juste titre, non seulement une vocation, mais surtout un devoir. Ce qui impressionne le plus dans ce mode de fonctionnement, c’est autant l’aspect sportif que moral. Il n’y a pas visiblement de pareil dans cette volonté de forcer le cours des événements. Cette envie d’aller au-delà de ce qui est possible, sportivement, structurellement et institutionnellement.
J.M.

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