Le remaniement ministériel touchant onze portefeuilles, annoncé, samedi, dernier par le chef du gouvernement Hichem Mechichi est « anticonstitutionnel », a estimé la présidente du Parti destourien libre (PDL) Abir Moussi.

« Le gouvernement aurait dû être jugé au parlement avant d’opérer tout remaniement », a soutenu Moussi lors d’une conférence de presse lundi à Tunis.

D’après elle, le chef du gouvernement est seulement habilité à combler les vacances et non pas à opérer un remaniement. « Méchichi n’a pas respecté les dispositions de la Constitution puisque le remaniement ne peut pas être soumis à la séance plénière », a-t-elle dit.

Pour elle, la résolution de la crise qui secoue actuellement le pays, consiste à surmonter les différends et litiges, à rassembler les forces nationales (partis et composantes de la société civile) et à signer la charte politique avancée par le Parti destourien libre.

Par ailleurs Moussi a imputé la responsabilité au chef du gouvernement et ministre de l’Intérieur par intérim des troubles nocturnes qui ont éclaté, dans plusieurs régions du pays malgré un confinement général pour lutter contre le nouveau coronavirus et un couvre-feu imposé à partir de 16h00.

Elle a appelé Hichem Méchichi et les partis au pouvoir à s’exprimer sur ces incidents.

Moussi qui a dénoncé le saccage et le pillage du siège du PDL dans la circonscription de Hammam Sousse a dit rejeter toute forme de violence.

Dans le même sillage, elle accusé le mouvement Ennahdha de se tenir derrière les émeutes et les actes de vandalisme qui ont eu lieu à travers les régions sans donner de preuves « irréfutables ».

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