Une image vaut mille mots, dit l’adage. Toute nuance ne fait que contourner la réalité. On continue de banaliser tout danger. Certains partis et organisations civiles n’ont pas osé condamner les actes de violence et de saccage!

Des scènes déplorables générées par des actes de pillage et de vandalisme touchant des biens publics et privés, affrontements entre police et jeunes frondeurs insoumis, autant de dépassements qui ont fait subir à l’Etat un outrage public. Les images et les témoignages nous incitent à nous interroger sur la légitimité des différentes formes de protestation. Sur leur finalité politique. La loi garantit la liberté de manifester, mais interdit tout excès. Certes, les mouvements pacifiques sont  garantis par la loi. Mais protester, c’est aussi s’exprimer sans déraper. Il y a toujours une ligne de démarcation qui marque ce qui est permis et ce qui ne l’est pas. Ce qui explique que  de tels actes n’ont pas fait l’unanimité.

A quel saint faut-il se vouer ?

Dans toutes les régions, l’on a manifestement assisté à des flux et reflux, sur fond de violence caractérisée. Sur le terrain, les médias-témoins n’ont pas failli. Ils ont rapporté, noir sur blanc, la gravité des événements. Ce constat permet de  trancher sur l’aspect violent des manifestations. Une image vaut mille mots, dit l’adage. Et là, toute nuance ne fait que contourner la réalité. On continue de banaliser tout danger. Certains partis et organisations civiles n’ont pas osé condamner les actes de violence et de saccage commis !

Ces visiteurs indésirables de la nuit ont été qualifiés d’ayants-droit réclamant emploi et développement. Pour le Chef du gouvernement, Hichem Mechichi, ces incidents nocturnes n’étaient pas innocents. «Les actes de pillage, de vol et de dégradation des biens publics et privés ne peuvent pas être considérés comme des mouvements de protestation», estime-t-il. 

Autant de vérités et contre-vérités. On ne sait pas à quel saint se vouer. Quelle thèse peut-on adopter ? Alors qu’il n’existe qu’une seule vérité ! Celle des jeunes pilleurs dont l’image avait fait le tour des réseaux sociaux et des médias nationaux et étrangers. A bon entendeur ! 

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