Le scénario de la peur se précise au Cap Bon

Et de quatre ! Après avoir mordu la poussière à Soliman, concédant un 4e revers en neuf matchs disputés, le CA vit désormais le pire moment de son histoire. Cela fait un demi-siècle que les Clubistes n’ont pas connu pareils déboires, précisément depuis 1959-1960. Défense passoire, attaque anémique, milieu dispersé, le Club Africain est au plus mal. Forcément, même si le CA nous a habitués à des réactions d’orgueil par le passé, pour cette saison, c’est mal parti. En clair, atteindre ses objectifs en cette année charnière, celle du centenaire, devient au fil du temps un mirage. Bref, les espoirs de remontada s’amenuisent et s’envolent irrémédiablement. Récemment, l’entraîneur Karim Bouaicha s’est pourtant évertué à faire passer un message de confiance. Mais le CA ne répond plus, englué dans une crise de résultats sur fond de soucis récurrents en haut de la pyramide. Le calvaire se poursuit donc. Les caisses sont vides, les tauliers et les talents, recrues comprises, ne sont pas près de revenir. Et la Fifa menace toujours… Récemment, ce scénario de la peur s’est un peu plus précisé au Cap Bon. C’est dur car un club de cette trempe va devoir revoir ses ambitions à la baisse. Un strapontin pour une place d’accessit ? Il faudra tout d’abord sauver sa peau en Ligue 1 ! C’est triste pour les Clubistes. Mais ce sont dans ces moments-là qu’il faut rester soudé. Non pas pour sauver les apparences. Mais pour du moins soigner cette grosse migraine qui envahit ce CA-là. Dans un sacré marasme, le CA doit serrer les dents et les rangs ! Et même s’il s’est écroulé à nouveau, il doit maintenant songer à se remettre en selle au plus vite, du moins pour ne pas attiser la colère d’un public qui a bu le calice jusqu’à la lie.

Climat apocalyptique

Délétère en début de saison, l’ambiance est vite devenue apocalyptique du côté du Parc A. Unis, les groupes de supporters ont lancé un signal fort : «Mouiller le maillot ou dégager». Bien entendu, il s’agit là d’un message subliminal à l’attention du président clubiste. Mais pas seulement ! Actuellement, l’atmosphère clubiste est irrespirable. Au fil des contre-performances, le désamour se fait véritablement ressentir. Le CA va donc très mal. Manque de moyens, plus d’entraîneur (en chef), départ de nombreux joueurs majeurs, la suite s’annonce compliquée, surtout pour les jeunes de l’escouade clubiste, un groupe de jouvenceaux qui connaissent de nombreuses désillusions depuis les trois coups de la saison. Depuis peu, on croyait que les Clubistes avaient touché le fond, mais les hommes du tandem Bouaicha-Rouissi sont encore parvenus à creuser… Des records d’indigence, des séries de défaites inconcevables, il y a quelque temps, le CA broie du noir et mange toujours son pain noir. Ce record de médiocrité restera dans les annales. Car cette saison, qui devait être celle du renouveau, sera celle de la peur ! Actuellement d’ailleurs, le calcul est simple : le club doit absolument prendre des points, au risque de voir ses concurrents pour le maintien le distancer. Stupeur sur fond d’ambiance délétère ! Le CA va droit dans le mur, à moins qu’il ne fasse front et pas seulement volet sportif! En clair, le grand déballage attendra (règlements de comptes et luttes de clans). Place à la prise de conscience d’abord. Les Clubistes, toutes tendances confondues, doivent s’unir pour le meilleur et pour le pire. Quant au plateau technique, il doit abattre une dernière carte pour un sursaut très hypothétique, sans «remontage de bretelles», ni discours martial. Viendra par la suite le temps de régler la note !

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