Le marasme clubiste est une conséquence évidente d’un cumul de bourdes, d’amateurisme, de dépassements et de conflits internes qui ont «détruit» une entité sportive et socio-culturelle qui s’appelle CA. Abdessalem Younsi et, avant lui, l’intenable Slim Riahi, assument une grande part de responsabilité, avec aussi les ex-présidents et les mécènes qui ont fui leurs responsabilités pendant des années. D’autres facteurs sont aussi dans ce triste effondrement, mais parlons un peu technique et parlons joueurs. Le dernier match livré à Soliman a prouvé encore une fois que le mal dans cette équipe clubiste, c’est aussi et surtout ses joueurs. Fragiles, irresponsables, terrifiés, accablés et surtout incapables de bien représenter les couleurs d’un maillot aussi prestigieux, ces joueurs ont été à la limite du ridicule. Une médiocrité, du jamais vu, pour un club qui joue traditionnellement pour les titres. Pendant 90’, ces joueurs se sont créé deux seules occasions, laissant le jeu à leur adversaire. Les chiffres en disent long sur la «médiocrité» de ces joueurs, avec une seule victoire en neuf matches ! Des «stats» indignes de joueurs professionnels qui s’amusent à faire des grèves avant deux jours d’un match officiel. Ce groupe clubiste est un mélange de joueurs terminés (comme Ben Yahia qui n’a plus rien à donner), d’autres surestimés à l’image de Chammakhi qui a obtenu un contrat alléchant, mais qui ne fait plus rien sur le terrain, d’autres joueurs moyens comme Bassirou et Hammami, et de jeunes mal formés qui se sont trouvés au-devant de la scène sans d’énormes qualités. Au CA, comme d’ailleurs dans les clubs populaires qui jouent pour les titres, il n’y a pas ce cliché de jeune. Quand vous avez 18 ou 19 ans, si vous avez les qualités, vous vous imposez en quelques matches. Cela fait neuf journées qu’on les voit jouer sans pression du public et le résultat est désolant. Skander Laâbidi, Rezgui, Taoues, Garreb, Kassab n’ont pas montré des choses géniales.

Ils sont ordinaires avec de grosses lacunes techniques traînées au Parc A, et le plus important, ils n’ont pas réussi à faire la différence hormis quelquefois. A leur âge, les Rouissi, Sellimi, Touati, Hadj Ali, Nasri et avant eux les Bayari, Chergui, Abdelli et bien auparavant les Chaïbi, Attouga, Zitouni, Khouini, n’ont pas attendu les 25 ou 26 ans pour gagner et s’illustrer. Au CA, il faut des joueurs ambitieux, tenaces, bien formés et qui s’imposent face à n’importe quel adversaire. Les joueurs actuels sont ordinaires, fébriles, ils ne peuvent donc pas donner ce que le public veut. Et quand ils manquent de cœur et de volonté, ils s’effondrent si bas. Aujourd’hui, le CA est un grand club de par son prestige, mais une toute petite équipe avec de petits joueurs !

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