Les Béjaois n’ont fait de la résistance qu’une mi-temps avant qu’ils ne concèdent une lourde défaite, battus par une Espérance dans un grand jour. Les Sfaxiens, eux, ont dû cravacher dur avant que Chawat ne sauve la mise à la fin de la rencontre.


En battant les Stadistes samedi dernier, les Espérantistes ont renoué avec la victoire, ce qui leur a permis de tourner la page de la défaite concédée à Sfax une semaine plutôt. C’est dans ce contexte que les « Sang et Or » se sont déplacés hier à Béjà où ils devaient confirmer que l’échec essuyé à Sfax n’était qu’un léger accident de parcours d’autant que ce samedi, un grand rendez-vous les attend : le derby.

Les débuts du match étaient en faveur des visiteurs. Une bonne entame du match ponctuée par un but marqué tôt par Raouf Benguit à la 9’ suite à un joli service de la gauche de Meziane. Après l’ouverture du score, les Espérantistes ont continué à jouer à leur aise. Trop à l’aise même ! Un moment fort du match que les attaquants « sang et or » n’ont pas exploité à bon escient. En face, les Béjaois qui restaient sur deux défaites consécutives, devaient réagir d’autant qu’ils évoluaient à domicile. Et ce n’est pas le but encaissé tôt en moins de dix minutes de jeu qui allait les déstabiliser. N’ayant plus rien à perdre, les locaux sont sortis enfin de leur réserve. Ils se sont même montrés plus entreprenants, Jacques Bessan en particulier. Profitant d’un coup franc bien botté par Mourad Hedhili, Bessan reprit la balle de la tête pour la loger dans les filets d’un Ben Mustapha qui n’a rien vu venir (36’). Le but de Bessan est venu rappeler à Ben Mustapha et à ses camarades qu’il ne faut jamais prendre un adversaire à la légère et qu’un match n’est jamais gagné tant que le coup de sifflet final n’a pas été donné.

Conscients que faire match nul à Béjà ne serait pas de bon augure avant le derby, les Espérantistes ont entamé la deuxième mi-temps aussi fort que la période initiale. Mouine Chaâbani a pu compter sur un attaquant qui a retrouvé tout récemment son flair de buteur, Yassine Khénissi, qui a profité d’une passe en profondeur de Benguit, précipitant par là même la sortie du portier béjaois pour mettre la balle dans les filets avant que Kais Amdouni n’ait le temps de faire quelque chose (49’).

Et comme l’appétit vient en mangeant, Khénissi ne s’est pas contenté de faire revenir son équipe dans le match. Cela ne lui suffisait pas. Il fallait qu’il donne le coup de massue, chose qu’il a faite à la 63’ lorsqu’il profita d’un corner tiré par le même Benguit pour tripler la mise d’une tête plongeante. Et pour couronner le tout, Anis Badri a signé son retour de la plus belle des manières en quadruplant la mise dans le temps additionnel (90’+1).

Bref, l’EST doit sa réussite essentiellement à deux joueurs qui sont revenus tout récemment de loin. Benguit buteur puis passeur et Khénissi qui semble retrouver toutes ses prouesses. Avec le revenant Badri, ce trio a fait hier le bonheur de Mouine Chaâbani à quatre jours du derby.

Chawat : le but de la délivrance !

L’euphorie du classico gagné devant l’EST a été refroidie par le match nul obtenu en déplacement à Bizerte où les poulains de Boujelbene ont compris qu’il faudra un peu plus qu’une simple victoire au classico pour prétendre jouer, sans encombre, les premiers rôles. Ils aspiraient sans doute enchaîner par une victoire à domicile en recevant hier l’Etoile de Métlaoui. Une mission qui s’est avérée plus difficile que prévu. C’est que Kaïs Yaâkoubi et ses joueurs n’étaient pas le genre de footballeurs à se laisser impressionner par le nom de leur adversaire quel que soit son rang. Et tant pis si les débuts du match sont défavorables. Les Miniers ont fait une mauvaise entame de match, encaissant un but à la 18’, signé Mohamed Ali Moncer.

Les Sfaxiens croyaient sans doute bien partis pour remporter une victoire facile. C’était compter sans Mohamed Jomaa Khelij qui égalisa dix minutes plus tard (18’). Une égalisation que les visiteurs ont su préserver jusqu’aux tout dernières minutes de la rencontre. Et alors que les débats allaient s’achever sur une parité, Chawat signa le but de la délivrance à neuf minutes de la fin du temps réglementaire. Ce but signé à la 81’ vaut sans doute son pesant d’or. Les Sfaxiens l’ont bien compris et ont su maintenir ce nouvel ascendant jusqu’au coup de sifflet final.

Charger plus d'articles
Charger plus par Walid NALOUTI
Charger plus dans Sport

Laisser un commentaire