En dépit de son élimination au premier tour, le sept national a laissé entrevoir les prémices d’un avenir prometteur. 

Pour mieux analyser une participation à une compétition aussi majestueuse que le championnat du monde, il faut inéluctablement emprunter la voie de la sagesse .Dès lors, pas question de se ranger derrière les alarmistes et tous ceux qui se sont empressés, avec un étrange acharnement, d’annoncer les obsèques du handball tunisien au lendemain de notre élimination au premier tour ! Or, à bien y voir, et indépendamment de l’amertume suscitée par cette élimination, on peut affirmer, sans hésiter, qu’il n’y a pas le feu en la demeure. En voici les principales raisons justificatives: le sept national a entamé le Mondial, amputé de trois titulaires en puissance, et non des moindres, en l’occurrence Oussama Hosni, Amine Bennour et Marouen Chouiref. Et dire que ce trio, que le professionnalisme de référence du Vieux continent a mûri, constitue la pièce maîtresse de la sélection grâce à leur inestimable apport tant offensif que défensif.

La Tunisie a eu la malchance de tomber dans un groupe de fer.

Les scores réalisés par les nôtres n’ont absolument rien d’alarmant, opposant ainsi un cinglant démenti à ceux qui prévoyaient un «désastre» pour nos représentants.

L’inexpérience internationale (pas moins de huit joueurs étaient à leur premier championnat du monde) nous a été fatale, avec ,à l’appui, un énorme gâchis à chaque sortie (que de balles perdues, que de buts tout faits bêtement ratés, que de fautes de placement en défense). Condamner des néophytes pour cette somme d’errements serait la plus honteuse des injustices.

La très mauvaise tenue défensive de l’équipe. Cela est dû non seulement au manque de maturité de la plupart des titulaires, mais aussi à la méforme totale des vieux routiers, Mohamed Soussi, Khaled Haj Youssef et Skander Zaied, outre l’essoufflement de Mosbah Sanai. Et ce n’est pas un hasard si la sélection en a lourdement pâti tout au long des six rencontres qu’elle a disputées, comme en témoignent les 155 buts encaissés, soit près de 30 buts par match !

Consolation 

Toutes ces contrariétés indépendantes de la volonté de la troupe n’ont pas pour autant empêché celle-ci de se racheter brillamment lors de l’épreuve de la Coupe du président de L’IHF, en gagnant ses trois rencontres face respectivement au Congo, à l’Angola et à l’Autriche. D’où son sacre amplement satisfait. Bien évidemment, les éternels insatisfaits que rien ne satisfait, se sont amusés, comme à l’accoutumée, à discréditer cette petite consécration. Mais, qu’on le veuille ou non, celle-ci est loin d’être négligeable. D’abord, parce que des nations comme le Maroc, la Corée et l’Angola, pourtant plus puissantes financièrement que la Tunisie, n’y sont pas parvenues. Ensuite, parce que ce trophée, bien que symbolique, demeure quand même une source de joie pour des jeunots qui étaient à leurs premières dents de lait avec une expédition mondialiste. Enfin, parce que notre 25e place au classement final n’a rien d’un drame ,quand on sait que, lors de la précédente édition du championnat du monde au Danemark, la Tunisie s’est contentée de la 21e place malgré la présence de son artillerie lourde au complet. Et puis, pour approfondir la comparaison, il est bon de préciser que le Mondial de 2019 a vu la présence de 24 équipes, contre 32 pour l’édition d’Egypte.

Le trophée de l’espoir 

Il est certain que la plus grande satisfaction dégagée par l’édition actuelle consiste en la naissance d’une nouvelle sélection qui promet. Et c’est ce qui compte le plus pour ceux qui investissent dans le futur, persuadés qu’ils sont que tant que la terre tourne, la vie continue. En effet, Le Caire a vu l’émergence d’une nouvelle génération de joueurs aux dents longues et au talent inné. Des gars, comme Anwar Ben Abdallah, Issam Rzig, Mehdi Harbaoui, Ghali Ben Ghalia, Achref Merghli, Issam Jebali ,Youssef Maaref, Ghassen Toumi et surtout ce diable de Mohamed Amine Darmoul, représentent, par leurs excellentes qualités techniques et physiques, l’avenir de la sélection et sa source d’espoir. Et, logiquement, quand on a un trésor ou on le préserve soigneusement ou on le fructifie. Ou les deux à la fois. C’est exactement ce que nous exigeons pour l’équipe actuelle.

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