La Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH) a dénoncé l’agression des avocats Yassine Azaza et Rahal Jalali samedi dernier au cours d’une marche marquant la commémoration de l’assassinat du leader de gauche Chokri Belaid.

À noter que Yassine Azaza avait affirmé lors d’une réunion tenue plutôt dans la journée par le conseil de l’ordre des avocats, avoir été empêché ainsi que son collègue Jelali, de rejoindre la marche en passant par l’Avenue Habib Bourguiba.

Tous deux avaient été agressés avec des chaises et menacés à l’arme blanche par des commerçants, sous l’œil complice de plus de 30 policiers en uniformes, selon ses dires.

La LTDH affirme, dans une déclaration, le refus de toute forme de restriction des libertés, appelant le chef du gouvernement à l’application de la loi et le président de la République, en tant que garant de la Constitution d’assumer ses responsabilités face à ces dérives.

L’organisation estime que les auteurs et les instigateurs de pareils actes doivent tous être poursuivis en justice.

Et de condamner « une militarisation » de l’Avenue Habib Bourguiba, par la fermeture de toutes les voies qui y conduisent.

La ligue tient le ministre de l’Intérieur par intérim, responsable des violences infligées aux deux avocats, critiquant « son laxisme dans la répression de certains membres de syndicats des forces de l’ordre ».

Elle note avoir mis en garde contre le recours, du système en place, à la violence policière pour dissimuler son échec, rappelant les arrestations arbitraires et les violations des libertés fondamentales observées lors des derniers mouvements sociaux.

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