La profession féminine occupe une place importante dans le secteur économique et le tissu associatif et social du pays. Les femmes tunisiennes qui ont opté pour une carrière scientifique sont aujourd’hui très actives dans le domaine de la recherche. Certaines se sont même fait connaître pour leurs travaux à l’échelle internationale

A l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de sciences célébrée le 8 février de chaque année; la Cité des sciences de Tunis  a organisé une conférence de presse dans le but de braquer les projecteurs sur le rôle de la femme dans la société et les compétences féminines dans divers domaines.

Dans ce contexte, Wiem Sfar Zaoui, contrôleur aérien à l’Aéroport international de Monastir – Habib Bourguiba, a souligné que 20%, soit une femme sur cinq, occupent un poste de responsabilité dans le domaine du transport aérien. « Le rôle du contrôleur aérien est essentiellement de veiller à la sécurité et la fluidité du trafic aérien, et de donner des instructions très précises à chaque pilote, d’autoriser les atterrissages et les décollages selon un ordre et un espacement précis. Pour assurer la séparation des avions en vol et au sol, il est nécessaire de transmettre aux pilotes toutes les informations pertinentes (météo, renseignement sur l’aérodrome, trafic à proximité ainsi que  gérer les espacements entre avions et détecter les conflits possibles). On exige du personnel féminin de faire dix tours de contrôle dont neuf dans les aéroports internationaux et l’aérodrome de Borj El Amri ». Elle a mis en valeur le rôle important que les femmes sont appelées à jouer pour la promotion du développement durable.

De son côté, Dr Oula Amrouni, maître assistante-chercheur à l’Institut national des sciences et technologies de la mer à Carthage (Dar El Hout), a révélé que pour devenir une femme géologue en sciences de la mer, “il faut  prendre la barre et garder le cap”. Elle a souligné aussi que plusieurs problèmes touchent nos plages : “70% des plages sablonneuses sont en érosion et environ 10% des plages sont stables. Nos plages connaissent une vulnérabilité alarmante ».

Mme Fatma Naït Yghil, directrice du Musée national du Bardo, a évoqué, de son côté, la réussite de l’agencement du musée, fruit de collaborations féminines et leur rôle important dans la préservation et la mise en valeur du patrimoine, au sein de l’espace culturel et scientifique du Bardo. Elle a mis l’accent sur la polyvalence de ses collaboratrices et leurs compétences avérées dans les départements scientifiques. « Le musée est un établissement purement scientifique. Il regorge de femmes chercheuses et scénographes qui exercent différentes tâches. Pour gérer le manque à gagner du musée impacté par la crise du coronavirus, on a entamé des travaux de restauration de certains départements fermés pour la cause ».

Elle a profité de cette occasion pour lancer un appel aux étudiantes « afin de s’accrocher et de persévérer dans tous les domaines ».

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