Né d’un désir de soutenir les artistes, le festival se veut solidaire, créatif et participatif.


C’est dans la même démarche, dans laquelle œuvre Al Badil depuis sa création, que voit le jour le festival des premières chorégraphiques. Une première édition consacrée aux œuvres inédites qui seront présentées au public tunisien du 17 au 20 février à El Teatro.

Ce festival se veut une plateforme de diffusion où les artistes de la relève auront l’opportunité de dévoiler leurs œuvres pour la première fois au public. C’est pour cette raison que le festival se construit en collaboration avec les artistes de la programmation et offre une réelle diversité de propositions artistiques afin de toucher et d’éveiller la curiosité de l’ensemble des publics. Par ailleurs, un grand effort est mis en œuvre pour nouer des liens avec des partenaires internationaux afin de favoriser la mise en visibilité des artistes tunisiens. Pour cette première édition, en ces temps de pandémie mondiale, le festival se veut surtout solidaire avec les artistes, techniciens et acteurs culturels tunisiens. Des solutions alternatives pour le montage financier ont été mises en place via une campagne de financement participatif auprès des partenaires et du public afin d’assurer de bonnes conditions de travail aux artistes. « La totalité des fonds récoltés sera reversée aux artistes et leurs équipes pour continuer leurs recherches et les aider dans leurs processus de création », tient à préciser l’équipe d’El Badil. Et pour faire en sorte que les œuvres voyagent et soient vues par un grand nombre d’intéressés, la programmation du festival sera rediffusée sur les sites internet des différents partenaires internationaux.

« Dans un monde qui vacille, où les espaces partagés se font de plus en plus rares ou clos et où les conversations ferment davantage de portes qu’elles n’en ouvrent, nous sommes fiers d’initier la première édition du festival des premières chorégraphiques. Né d’un désir de soutenir les artistes, le festival se veut solidaire, créatif et participatif. Le festival des premières chorégraphiques propose au public tunisien et étranger de découvrir les nouvelles compagnies de danse contemporaine, les nouvelles créations et les artistes émergents », explique l’équipe du festival en mettant l’accent sur la nécessité d’ouvrir de nouvelles brèches et mettre en place de nouveaux espaces pour la visibilité et la diffusion.

Ce festival, qui s’étalera sur 4 jours, permettra une expression de s’épanouir avec le corps comme source de langages et de résonances, comme lieu d’archives sensibles et collectives et d’invention de soi aussi. Créer et imaginer des mondes différents et nouveaux est la direction artistique annoncée par ce festival-partage avec les artistes de la programmation. « Chaque œuvre sera singulière de par son histoire, son esthétique et son paysage artistique mais toutes nous invitent à nous déplacer, à nous retrouver et à voir le monde, les gens, et surtout les autres autour de nous avec plus d’empathie, plus de solidarité et plus d’amour. C’est dans les moments de turbulence que la culture prend toute sa dimension et se révèle un atout irremplaçable face à l’essor des inquiétudes, face aux pertes de repères et face aux risques de dilution du lien social. Nous sommes heureux de vous retrouver »

Tout au long de ces 4 jours à El Teatro, des pièces aussi singulières les unes que les autres avec des sensibilités différentes annoncent et affirment des choix pluriels : Mad Pop,Oumaima Bahri, Wael Mrghni, Oumaima Manai, Hichem Chebli, Wafa Thebti, Hamdi Trabelsi et Omar Abbès.

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