Plusieurs tunisiens et un large public arabe, africain et français ont été au rendez-vous, en présence du réalisateur qui a présenté un film fait sur une période de 10 ans.
Boughedir n’a pas caché sa fierté de se retrouver à Cannes dans un documentaire qui revient sur les débuts du cinéma en Afrique et son évolution. Ce film part de «cette foi extraordinaire chez les cinéastes d’après-Indépendance que le cinéma peut transformer le monde».
Il espère que cette projection puisse «transmettre cette foi aux jeunes générations» pour la création d’un cinéma d’auteur africain accessible partout et pour tous.
Il admet que le film s’achève sur une note peu optimiste pour un cinéma africain indépendant et assez développé.
D’ailleurs, le cinéma du Vieux Continent ne bénéficie toujours pas d’une présence équitable dans les circuits de promotion et de distribution. La qualité des films fait souvent défaut pour une parfaite intégration dans le circuit international du marché du film.
Boughedir a tenu à préciser que les témoignages ont été recueillis en marge de la tenue des éditions successives des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) et du Fespaco à Ouagadougou.
Projeté dans le cadre de la section parallèle de «Cannes Classics», ce documentaire (1h38), qui date de 1983, avait été à l’époque sélectionné dans la section «Un certain regard».
Il est réalisé à partir d’extraits de films et de témoignages de cinéastes africains qui évoquent leurs visions respectives de voir naître un cinéma propre au Continent.
Ce film est une coproduction tuniso-française présentée en copie restaurée dans le cadre d’un plan de restauration initié par l’Institut français et le Centre national français du cinéma (CNC) sous l’égide du comité pour le patrimoine cinématographique africain.
Boughedir a parlé d’un autre documentaire intitulé «Caméra Arabe» qu’il espère un jour voir en copie restaurée dans la même section «Cannes Classics».
«Caméra d’Afrique» est parmi une sélection de films moins connus et autres œuvres cultes du cinéma mondial qui sont restaurés et présentés à la section parallèle «Cannes Classics».

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