Depuis longtemps, le phénomène se manifeste et disparaît au gré de la force et de l’autorité des sécuritaires, mais il connaît ces temps-ci un regain notable à cause de l’impunité et un laisser-aller à ce niveau.

Malgré les nombreux espaces de stationnement et parkings à étages et souterrains dont dispose le parc routier tunisien, certaines pratiques illicites continuent d’avoir libre cours. Les gardiens improvisés des quelques aires de stationnement  qu’on peut trouver librement destinées aux automobilistes devant un espace commercial, sportif, culturel ou un lieu de culte refont surface, comme par enchantement. Non gérées par la municipalité à cause de leur petit périmètre ou pour garder leur gratuité d’accès, ces aires sont confisquées par ces « hors-la-loi » qui continuent de semer le désordre et le chaos dans le pays. Ce dernier n’arrive toujours pas à se mettre sur les rails de la relance économique et sociale, si bien que les réflexes et pratiques anarchiques résistent. Ces prétendus gardiens, munis d’un gourdin ou pas, ce n’est même plus la question, par présence dérangent et deviennent insupportables pour de nombreux citoyens crispés et les nerfs à vif à cause des difficultés de la vie quotidienne. Pauvre de lui, celui qui croit que ces pratiques et ces énergumènes vont finir par s’évaporer un jour ou l’autre. Elles ont la peau dure et continuent de semer leur grain de sel. Le gardien autoproclamé vous fait croire qu’il a déniché un stationnement tout choisi pour l’automobiliste qui se gare, continue en le harcelant une fois descendu de son auto pour mendier sa charité. Un culot qui démontre le désastre et le malaise sociaux. D’ailleurs, la mendicité s’est généralisée à de nombreux citoyens qui font la manche à chaque coin de rue ou s’arrêtent pour vous soutirer quelques sous, pour une infinité de raisons. On évite de revenir sur le sujet des parkings anarchiques qui subsistent encore car c’est une autre paire de manches.

Automobilistes harcelés

Toutefois, il y a encore des parkings réglementés et gérés par les municipalités, notamment dans les quartiers administratifs et les locaux de travail. Le gardien récupère la somme de cinq dinars en donnant un ticket pour la journée pour « assurer » votre voiture contre les actes de délinquance ou le vol. C’est le prix à payer pour ne pas être surpris par la remorqueuse de la fourrière municipale. D’autres parkings, moins onéreux, existent bien évidemment, mais alors que viennent faire ces gardiens qui ne délivrent d’aucun ticket cacheté de la municipalité ? Au niveau des feux de circulation, on ne compte plus les vendeurs à la sauvette qui vendent mouchoirs, tapis et autres produits pour la bagnole, soit. D’autres s’amusent à essuyer les vitres des voitures sans vous prévenir et récupérer une piécette à la volée, ce qui paralyse la circulation automobile. 

Il est temps de remettre de l’ordre dans les parkings pour ne laisser aucune place à l’anarchie et à la délinquance et veiller au grain. Ce prétendu travail « facile » n’a pas de place, ni d’avenir dans notre pays. Les citoyens sont avisés de ne pas leur remettre le moindre sou pour les chasser définitivement de la place. Hormis les mendiants, bien entendu, qui souffrent et vivotent, en espérant qu’ils ne soient pas les relais d’un réseau de mendicité ou d’un quelconque trafic à la « roumaine » digne des Roms en Europe.

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