Le code de conduite politique visant à mettre fin à la violence verbale, voire physique, qui caractérise le paysage politique national dont l’élaboration a été annoncée il y a moins d’un mois par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, prendra forme et sera signé dans les semaines à venir à l’issue de l’organisation de concertations aussi élargies que possible avec les partis politiques, les organisations de la société civile spécialisées et l’ensemble des forces nationales.

Hier, le chef du gouvernement a chargé deux éminentes personnalités du paysage politique et civil national, Fadhel Mahfoudh, ministre chargé des Relations avec les instances constitutionnelles, ancien bâtonnier et ancien membre du quartet du Dialogue national, et Abdelbasset Ben Hassen, président de l’Institut arabe des droits de l’Homme et figure de proue du combat national pour le triomphe des libertés individuelles et publiques, d’entamer les concertations sur la base d’une approche participative, sans exclusion ni marginalisation.

Et l’appel lancé pour associer toutes les parties concernées à l’élaboration de ce code de conduite tant attendu, dans le but de mettre fin à la tension et aux tiraillements dominant la scène politique, est de nature à responsabiliser ces mêmes parties et à leur faire comprendre qu’elles ont l’obligation de s’impliquer dans la conception et la promotion d’un discours alternatif.

Un nouveau discours qui se fonde essentiellement sur la rupture avec la violence, l’extrémisme et l’incitation à la division et à la haine.

Un discours qui respecte les règles de la compétition et de l’émulation saines basées sur les dispositions de la Constitution et de la suprématie de la loi.

Et si le prochain code de conduite politique a la chance d’introduire une nouvelle donne au sein du paysage politique national dans le sens de la rupture définitive avec la violence et l’extrémisme, c’est bien parce qu’il constituera, sur la base du processus participatif de son élaboration, la synthèse ou la genèse de la jeune expérience démocratique tunisienne où le dialogue et la concertation sont les atouts fondamentaux de toute entreprise d’avenir.

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