Lors d’une réunion tenue, jeudi, au siège du gouvernorat de Mahdia, consacrée au projet de création d’une nouvelle station d’épuration, dans la région, les participants ont rejeté, unanimement, le déversement, à la mer de Rejich, des eaux usées traitées.
Les habitants, la société civile et les municipalités concernées par le projet (Rejich, Mahdia, Ksour Essef) refusent tout rejet en mer des eaux usées quelles que soient les méthodes de traitement adoptées, indique, le gouverneur Mohamed Bouden, dans une déclaration aux médias.
A l’issue de la réunion, il a été décidé de former une commission de suivi, pour trouver des solutions au transfert des eaux épurées, en vue de leur utilisation, notamment, dans l’irrigation. La commission devra se réunir, à la fin de la semaine prochaine, pour définir les contours du projet de création d’un périmètre irrigué par ces eaux épurées.
Les autorités régionales se sont, par ailleurs, engagées à transmettre une demande aux autorités de tutelle, pour la mise à niveau de la vieille station d’épuration de Rejich, à partir de juin 2019. L’objectif étant de réduire la pollution de la mer et la désertification des fonds marins et de protéger les habitations contre l’infiltration des eaux d’évacuation, durant la saison des pluies.
Des mouvements de protestation sous le slogan  » touche pas à la mer  » sont organisés, au cours des soirées ramadanesques, par les habitants de Rejich. Ces derniers s’insurgent contre la pollution de la mer et son impact sur les sources de revenu de 600 petits pêcheurs, ainsi que sur les estivants.
Ils rejettent le nouveau projet de l’Office national de l’assainissement (ONAS) visant à créer une station de traitement des eaux usées domestiques et industrielles des communes de Rejich, Mahdia et Ksour Essef et leur déversement en mer, au niveau de la côte de Rjich.

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