Les revendications incessantes des citoyens habitant la zone touristique de Zarzis ne semblent pas avoir trouvé une oreille attentive, au moment où l’état des lieux exige des interventions nécessaires au niveau de l’infrastructure de base pour rendre les conditions de vie plus commodes.

En effet, les habitants de cette localité surpeuplée et qui constitue le prolongement de l’avenue de l’Environnement affirment qu’aucun mètre de route asphaltée et aucun point d’éclairage n’ont vu le jour dans cette localité depuis 2011; à l’exception du revêtement du canal Karkara exécuté par la Direction hydraulique et urbaine (DHU), rien d’autre.

Les trottoirs sont en piteux état. La seule route principale est délabrée. Plusieurs points d’éclairage public ne fonctionnent pas. Le seul dispensaire est vétuste et dans un état lamentable avec un portail rouillé, en face de conteneurs d’ordures et qui jouxte une boucherie où les peaux de moutons sont exposées en plein air.

Pour remédier un tant soit peu à la situation, des jeunes  résidant à l’étranger et qui n’avaient pas cessé d’aider l’hôpital et le club sportif de la ville ont manifesté leur volonté de s’occuper de leur quartier qui fait l’objet  «d’un boycott manifeste», d’après les vidéos sur F.B et la page officielle de la commune. Ainsi, l’association «Trait d’union» présidée par Mohamed Essid et dont le siège est à Paris  va s’occuper de la région qui s’étale sur une distance d’environ quatre kilomètres; du quartier Maâtig jusqu’à Bennana, souligne Amor Kamcoum, l’un de ses membres, qui ajoute : «On a stocké du matériel. On va commencer par le dispensaire; le fauteuil et des appareils dentaires sont déjà prêts, des chaises roulantes aussi en plus d’équipements informatiques et fournitures scolaires pour les écoles. Puis l’entretien de l’infrastructure de base, ainsi que les institutions scolaires, l’aménagement d’un terrain de sport multispécialité. On a déjà commencé par collecter de l’argent de nos compatriotes en France et en Allemagne, par l’intermédiaire d’un autre  membre actif, en l’occurrence Abbès Farik. Quatre mois nous suffisent pour collecter une bonne somme et changer le visage de Souihel ou du moins lui restituer son look d’antan. Des jeunes apolitiques se chargeront de ces affaires, sur place, en respectant les priorités».

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