C’est au fait les deux jurys de l’édition 2019 et les auteurs qui étaient les invités d’honneur de cette soirée, ils ont pris la parole à tour de rôle pour présenter à une assistance peu nombreuse, mais attentive un aperçu sur leurs œuvres respectives.
Rafik Darragi, auteur du Comar d’or en langue française «Jugurtha un contreportrait» des éditions Nirvana, réhabilite Jugurtha et l’affranchit de la légende noire dans laquelle l’avait enfermé l’historiographie romaine. Combinant documentation historique et fiction romanesque, l’auteur révèle des facettes méconnues du Grand chef numide en soulignant le véritable sens de son combat contre Rome.
Mohamed Bouamoud, qui a reçu également le Comar en ex æquo pour son ouvrage «La Princesse de Bizerte» des éditions Arabesques, raconte, sur fond de la bataille de Bizerte, l’idylle amoureuse entre la belle et brillante lycéenne Jamila, surnommée la Princesse de Bizerte, et Philippe, le fils ainé d’une famille française.
Mohamed Bouamoud fait ainsi interférer tout au long de son roman l’histoire et l’Histoire en mettant en scène le drame de Jamila et celui de la Tunisie.
Alyssa Belghith, à qui a été attribué le prix découverte pour «L’Amant de la mer» des éditions Arabesques, est une chronique d’un port où l’auteure effectue, elle aussi, son propre périple à travers la littérature universelle pour consacrer, dans un style poétique, la relation fusionnelle entre l’homme et la mer. Ce roman est le fruit de cette complicité.
Pour les romans en langue arabe, Lella Saïda de Tarak Chibani (Comar d’or), «Couteaux Aveugles» de Abdel Kader Alimi (prix spécial du jury) «Le Dilemme de Tchaikowsky» de Chawki Barnousi (Prix découverte 2019), les présents ont eu droit à la lecture d’un message envoyé par Tahar Chibani qui était absent, ainsi qu ‘une présentation sommaire des œuvres.

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