Deux journalistes libyens, enlevés par les forces du maréchal Khalifa Haftar près de Tripoli, ont été libérés après trois semaines de détention, a indiqué hier la chaîne privée pour laquelle ils travaillent.

Le 2 mai, Mohamed Gurj et Mohamed Chibani, reporters de la chaîne Libya al-Ahrar basée en Turquie, ont été kidnappés au moment où ils couvraient l’offensive des pro-Haftar visant à conquérir Tripoli, siège du gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par la communauté internationale. L’ONU et l’association Reporters sans frontières (RSF) avaient alors appelé à leur libération immédiate. «Nous félicitons le monde de la presse en Libye pour la libération de nos deux collègues Mohamed Gurj et Mohamed Chibani, enlevés par les forces de Haftar», a indiqué la chaîne pro-GNA, dans un communiqué publié sur Facebook.

Selon RSF, les deux journalistes avaient été arrêtés dans la région d’Assaidia, à 50 km au sud de Tripoli, par un groupe armé affilié au maréchal Haftar et détenus dans la ville de Tarhouna, à 80 km au sud-est de la capitale libyenne.

La banlieue sud et les environs de Tripoli sont le théâtre de combats depuis le lancement le 4 avril de l’offensive des hommes fidèles au maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’est de la Libye.

Les combats ont fait au moins 510 morts et près de 2.500 blessés et poussé à la fuite plus de 80.000 personnes, selon des agences de l’ONU. Plus de 100.000 habitants restent pris au piège des violences. Selon le classement de la liberté de la presse établi par RSF, en 2019 la Libye est classée en 162e position sur 180 pays. La Libye est plongée dans le chaos avec des luttes de pouvoir et des milices qui font la loi depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi après une révolte populaire en 2011.

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