Le rôle des communes dans la lutte contre le changement climatique est l’un des sujets abordés lors de la 23e session du Forum international de Réalités, organisé les 1er et 2 avril à Hammamet. Touhami Rhaiem, directeur régional de Cities Alliance, était présent en tant que panéliste pour parler de l’état d’avancement du programme Cities Alliance en Tunisie. 

Pouvez-vous nous présenter le programme Cities Alliance ? 

Cities Alliance est  un programme d’appui aux collectivités locales. Il a démarré en 2013 et comporte plusieurs projets d’appui aux municipalités, en matière de planification, de développement local et de financement. Nous collaborons de façon directe avec les villes. Pour l’heure, nous avons travaillé avec 8 villes, à savoir Béja, Jendouba, Tataouine, Médenine, Gabès, Kairouan et Msaken. Nous les avons aidés à développer des  plans stratégiques de développement, par la suite nous avons identifié et financé des projets d’infrastructures municipales prévus dans le cadre du plan de développement  qui ont un impact sur la vie quotidienne des citoyens de la commune et surtout sur les femmes et les groupes vulnérables. Le programme a commencé en 2013, avec la Stratégie long-termiste de Développement des Villes (SDV)  (d’une durée  comprise entre 10 et 20 ans). Maintenant, nous nous sommes penchés sur le Plan de Développement Local qui est une stratégie de moyen terme.

Par quoi expliquez-vous le fait que les municipalités n’ont pas pu s’adapter au processus de décentralisation et sont restées figées dans leur  rôle  classique d’embellissement et d’entretien des villes ? 

Le processus de  décentralisation prend du temps. Le changement de culture aussi prend du temps. Le processus avance, mais il n’est pas encore finalisé. Les municipalités doivent prendre la place qui leur revient, telle que prévue par la Constitution et le Code des collectivités locales. Elles devraient avoir un rôle important à jouer dans la lutte contre le changements climatique et la préservation de l’environnement, mais pour des raisons multiples, notamment leurs faibles capacités,  le non-achèvement du processus de décentralisation, leur rôle dans ces questions demeure timoré. Mais tôt ou tard, elles finiront par prendre leur place, parce que ce sont elles qui sont impliquées, en premier lieu  dans ces questions vitales.

Est-ce qu’il va y avoir d’autres programmes prévus dans la période à venir ? 

Actuellement, on travaille sur la phase 2 qui doit se terminer en juin 2022 avec la finalisation du plan de développement local. Notre engagement en Tunisie est à long terme.

On est là pour accompagner le pays dans cette période de transition et dans son développement local. L’appui aux communes, la réduction de la pauvreté, l’égalité entre les deux sexes sont des questions sur lesquelles nous travaillons  et pour lesquelles nous œuvrons.  Notre objectif est d’élargir le nombre des municipalités qui bénéficient de ce programme. Donc il reste beaucoup de travail à faire.

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