L’industrie tunisienne a besoin d’une vision prospective pour définir les orientations de chaque secteur ou activité. Certes, des études ont été élaborées dans ce sens, mais elles restent insuffisantes, tant qu’elles n’ont pas impliqué les premiers concernés, à savoir les industriels, qui ont plusieurs observations  à faire au sujet de la situation actuelle de leur secteur et ont des propositions à faire pour redresser la barre. Aujourd’hui, le secteur industriel se trouve à la croisée des chemins et a besoin d’une assistance et d’un accompagnement pour pouvoir remonter la pente.

Avec la crise due à la pandémie de la Covid-19, la situation a encore empiré, dans la mesure où plusieurs entreprises ont allégé leur effectif, alors que d’autres ont mis la clé sous le paillasson. La récession de la demande au niveau international est à l’origine d’une telle situation.  Il s’agit de prospecter de nouveaux marchés, intéressés par les produits tunisiens.

C’est une opération qui pourrait être menée individuellement par le chef d’entreprise ou collectivement par le biais d’une action d’envergure menée par les structures d’appui, comme les chambres mixtes,  les chambres de commerce et d’industrie et l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation. Cette action a des impacts positifs sur la commercialisation des produits de l’entreprise, qui se prépare à relancer ses activités après la pandémie.

Les études prospectives ont l’avantage d’orienter l’industrie et de fabriquer des produits en fonction de la demande internationale et des tendances. D’où la nécessité d’affûter et de remodeler les outils de fabrication en fonction des nouveaux besoins. D’autant plus que la demande n’est pas statique. Elle évolue et change en fonction de plusieurs facteurs. Et l’entreprise doit être toujours prête à changer ses procédures de fabrication, en tenant compte des besoins exprimés par les consommateurs.

La participation aux foires et salons internationaux, qui se tiennent de temps à autre dans certains pays, est également très demandée pour être en contact permanent avec les centrales d’achat et les grandes chaînes de distribution, et conclure des contrats de vente. C’est dans ces espaces également que se prennent les grandes décisions et s’échangent les points de vue.

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