Face à la crise du coronavirus,le Salon International de l’agriculture biologique et de l’agroalimentaire Bio-Expo s’est tenu du 1er au 3 avril 2021 à la salle d’exposition de l’Utica, à la Cité El Khadra. Le Salon a mis l’accent cette année, sur les produits issus de l’agriculture biologique en coïncidence avec l’arrivée du mois de Ramadan. C’est ainsi que les visiteurs ont pu faire le plein de produits naturels à 100%.


Lors de cette 11e édition du Salon, nous avons contacté Sofiène Missaoui et Badie Ben Nafissa, managers de Tunivert, une société tunisienne fondée en 2018, opérationnelle dans le secteur des produits biologiques. Ils ont expliqué que leur activité consiste à changer la biomasse forestière et le fumier en compost de qualité supérieure destiné à tous types de plantations, sous différentes formes (poudre et granulés).  Et d’ajouter : «Notre société fabrique aussi les litières pour animaux, les bûches pour le chauffage, les absorbants de type végétal et les aliments composés pour les animaux». La société est devenue le premier producteur de granulés de compost certifié en agriculture bio avec une capacité de production atteignant 5.000 tonnes / an. «Nous sommes ici à la foire Bio-Expo pour encourager les jeunes à prendre soin de leurs jardins, en utilisant des produits bio pour leurs plantes», ont-ils précisé.

S’engager en bio auprès d’Ecocert

De son côté, Wiem Ben Habel, chargée de certification biologique et auditeur au groupe «Ecocert», a révélé que son groupe, est un organisme de certification français spécialisé dans le secteur environnemental depuis sa création en 1991. Il est le leader mondial de la certification en agriculture biologique et cosmétique biologique.  Et de souligner : «En effet, notre rôle est de certifier les produits. Dans de nombreux secteurs d’activité, «Ecocert» développe des cahiers des charges aux critères environnementaux exigeants, qui devancent les réglementations et anticipent les évolutions du marché».

Selon Mohamed Ali Kotti, gérant de Olea Kottima, sa passion est l’agriculture biologique. «Par ailleurs, ma mission a été de s’occuper de mes propres oliviers (variété Chemleli), qui se situent à la région de Sfax et la délégation d’El Hencha, a-t-il indiqué. Tout d’abord, j’ai commencé, depuis 2003, par certifier tous mes champs avec «Ecocert».

Puis, je me suis focalisé sur la composition de l’huile d’olive. Les étapes sont très importantes pour moi. J’ai commencé à choisir la date de la cueillette quand les olives ne sont ni mûres ni tout à fait vertes.

«Cette période s’appelle la période de la maturité des olives. Pour moi, l’huile d’olive a quatre ennemis : l’oxygène, la lumière, la chaleur et l’eau dans les périodes de maturité. J’essaye de faire  plus d’attention pour garder la bonne qualité car l’huile d’olive, peut servir de traitement pour plusieurs maladies. Pour avoir une huile de qualité, il faut maîtriser toutes les chaînes de production, dès la cueillette jusqu’au stockage et la mise en bouteille. Et j’ai créé ma marque «Olia», le nom latin de l’olivier et qui constitue  un patrimoine tunisien. Il est temps  de s’orienter vers le bio».

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