L’ASMarsa, l’immense club qui a enchanté son public et qui s’est offert le label «équipe de coupe», restera une autre saison en L3. C’est affligeant, c’est insensé pour tout le monde et non seulement pour son public. Le COT, grand club lui aussi et un des piliers du football tunisien, a assuré sa présence au play-off in extremis de la L3. Ce ne sont pas les seuls grands et prestigieux clubs tunisiens qui souffrent et qui gèrent un «misérable» présent. En Ligue 2, le SRS restera une énième saison loin de sa vraie place en L1, alors que le SSS jouera sa chance pour pouvoir espérer revenir en L1.

Et si on pousse la réflexion ou plutôt ce triste constat, plus loin, on parlera de la JSK qui a accompli une catastrophique et honteuse saison (reléguée depuis un bon moment), on parlera également du ST et du CA qui logent dans le bas du tableau, jouant pour la maintien. Le cercle des clubs prestigieux est en train de se resserrer, de se faire petit avec l’inquiétante dégringolade des clubs prestigieux. La carte du football tunisien, son «ADN» a changé. JSK, ASM, ST, CA, COT, SRS et autres clubs de renom voient d’autres clubs, tels que l’USBG, l’ASR, le CSChebba (avant son déclassement), l’ASSoliman prendre le relais grâce à des moyens financiers et des dirigeants avertis. Nostalgie quand tu nous tiens? Oui, dans le monde entier, de grandes écuries se sont effondrées parce qu’elles ont géré selon le passé et le palmarès, et non en fonction du présent et de la concurrence. Quand des clubs, comme l’ASMarsa, la JSKairouan, le COT, l’OK, l’OB, le SRS vont mal et régressent, cela fait mal au cœur. On les défend non seulement par «affection» et par «respect» à leur prestige, mais parce qu’ils sont la notoriété pour produire de bons joueurs, parce qu’ils jouent un rôle social, en encadrant une jeunesse attirée par les fléaux que l’on connaît. Quand ils s’effondrent, c’est toute la région qui en souffre. On leur reprochera une tare : ces clubs formateurs ont laissé leur savoir-former pour se plier aux caprices des agents de joueurs et pour plonger dans la «déferlante» des recrutements. C’est un football et un monde à l’envers où ces grands clubs évoluent dans des divisions inférieures. C’est de leur faute en premier lieu!

Charger plus d'articles
Charger plus par Rafik EL HERGUEM
Charger plus dans Actualités

Laisser un commentaire