Est-ce l’annonce du mois saint de ramadan, et des prévisions de tablées familiales qui inspirent nos artistes ? Le fait est qu’ils sont plusieurs à décliner leur imagination et leur créativité sur un support qui nous accompagne dans notre quotidien, les arts de la table. Bien sûr, la tradition existe et on a vu, au fil des saisons, des artistes comme Feryel Lakhdar, Rym Karoui, ou Insaf Saâda décliner différents services de tables rapidement devenus des collectors.

Mohamed Akacha est nouvel arrivé dans ce créneau, il y sacrifie joyeusement, et, comme il le fait toujours, il explose. A la galerie « Le Violon Bleu » qui, descendue du haut de la colline, occupe aujourd’hui l’espace au- dessus de Atyqua, l’artiste pop offre un feu d’artifice de couleurs et de formes. Peu importe le support —de la digne porcelaine pourtant — sans limite des espaces, il évolue des petits aux grands plats, des pièces de formes aux vases, pieds de lampes, tasses ou théières. Rien n’entrave son imagination jaillissante, ses débauches de couleurs, ses interprétations humoristiques. Ses créations s’appellent « farek erromana »,« Hijouj ou mijouj », « saha chribtek », « tey mna3na3 » ou encore « nasnassa ». A vous d’en déceler le message, d’en décrypter les charades, d’entrer dans le jeu.

C’est joyeux, irrévérencieux, insolite, plein de pep, et mettra certainement du sel  dans vos plats.   

Charger plus d'articles
Charger plus par Alya HAMZA
Charger plus dans Magazine La Presse

Laisser un commentaire