Tout ou presque a été dit et débattu à propos de la finale aller jouée vendredi dernier à Rabat entre le Widad Casablanca et l’Espérance Sportive de Tunis qui s’est terminée sur un score probant (1-1) de nature à baliser la route pour les «Sang et Or».
Maintenant, il faut penser à mettre tous les facteurs de réussite du côté de l’équipe de Bab Souika pour lui permettre d’aller au bout de son rêve, consistant à épingler le quatrième titre continental sur son tableau de chasse.
Les 90 minutes restantes pour le compte du match retour de ce vendredi à Radès doivent être synonymes de kermesse totale sans pour autant que l’excès de confiance ne s’en mêle pour compliquer la mission des joueurs. Car on est loin d’une simple formalité à remplir dans la mesure où le Widad n’est pas encore totalement «achevé». Ses chances de renverser la vapeur ne doivent pas être sous-estimées outre mesure.
Ce vieux renard de Faouzi Benzarti qui veille à ses destinées peut encore avoir plus d’un tour dans son sac pour provoquer un coup de théâtre et saper la logique qui penche du côté de l’Espérance.

Ne pas se focaliser sur l’arbitrage
Tout le monde sait que ce genre de match peut se jouer sur des détails qui peuvent survenir à tout instant du match pour en changer littéralement le cours. Parmi ces imprévus, il faudra toujours composer avec les éventuelles bourdes arbitrales surtout en Afrique où l’homme en noir n’a pas encore atteint la notoriété qui chasse le doute autour de lui.
Déjà beaucoup de réserves et de critiques ont été émises à propos de la désignation du Gambien Bakary Papa Gassama pour le match retour.
A notre avis, quelle que soit l’intention de ceux qui ont influencé la désignation de cet arbitre, il faudra passer outre. Ni les responsables ni encore moins les joueurs de l’Espérance n’ont à trop se focaliser sur cet élément.
L’Espérance a les moyens de s’imposer et de gagner sa finale malgré vents et marées, comme ce fut le cas après les bévues arbitrales endurées lors de la finale aller de l’édition de 2018 jouée au Caire. En effet, malgré la scandaleuse prestation de l’arbitre algérien Mehdi Abid Charef qui a énormément contribué à la défaite de l’EST au match aller (1-3), les «Sang et Or» ont parvenus à faire une historique remontée (3-0) au match retour à Tunis.
Et si l’histoire a été écrite en lettres d’or par l’Espérance ce jour-là, la mascarade de Mehdi Abid Charef a, en revanche, terni son image et affecté à jamais son intégrité d’homme. C’est cela l’impact de l’histoire.

Le public suppléera les absents
Sur un autre plan, les deux protagonistes seront amoindris de quelques joueurs importants, à l’occasion de cette seconde manche, et ce, pour les raisons disciplinaires qu’on connaît (cartons). Pour le Widad, Achraf Dari et le capitaine Brahim Nakache manqueront à l’appel.
Et il en sera de même pour Moez Ben Chrifia, Chamseddine Dhaouadi et Ghaïlane Chaâlali du côté espérantiste. Tous ces joueurs n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes car personne n’a le droit de badiner avec la discipline. Et c’est dans ce genre de situations que l’occasion nous est offerte pour faire la différence entre les joueurs professionnels en Europe et ceux de chez nous.
Tout de même, il ne faut pas dramatiser à ce sujet, car le banc de l’Espérance est richement étoffé. De plus, les 50.000 spectateurs espérantistes attendus au stade de Radès feront sûrement oublier les absents. Ils sauront les suppléer de la plus belle des manières.
D’ailleurs, les quelque 6.000 supporters qui se sont donné la peine d’aller soutenir leur équipe de cœur à Rabat ont donné des ailes aux joueurs en les galvanisant à cor et à cri tout au long du match. On est là devant un vrai douzième homme, toujours capable de forcer la décision en faveur de son équipe. Le public «sang et or» en a toujours donné la preuve.
Amor BACCAR

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