Atef Majdoub, président de l’Instance générale du partenariat public-privé (Igppp)

« Oui nous avons besoin d’un Partenariat Public-Privé (PPP) dans la gestion durable de l’eau en Tunisie. La Tunisie s’est lancée depuis des années dans l’octroi de contrats de sous-traitance au secteur privé. Ces contrats ont porté sur des opérations d’épuration et de pompage d’eau. Le PPP a déjà porté sur les ressources hydriques. Néanmoins, l’expérience reste timide. Ceci résulte de la courte durée des contrats.

Par conséquent les opérateurs privés ne se projettent pas dans le moyen et long terme et n’envisagent pas d’investir. Il s’agit d’un secteur difficile. Nous aurions pu commencer par un autre secteur tel que les énergies, mais nous avons choisi l’eau, vu  l’importance et la sensibilité de cette ressource. Nos deux opérateurs publics, l’Onas et la Sonede, ont beaucoup fait pour le pays. Nous devons, maintenant, leur apporter un appui du secteur privé afin d’épauler l’Etat et l’accompagner. Le cadre du PPP conjugué avec le code des eaux permet de renforcer le partenariat dans ce domaine. Ainsi, des opérations ont déjà eu lieu. Je cite l’exemple du projet d’assainissement à El Hassiane (gouvernorat de L’Ariana) ou encore le projet au profit du Groupe Chimique Tunisien où nous avons pensé à monter une station de dessalement pour le compte du groupe pour préserver la nappe phréatique ».

Jean-Luc Revereault, chef de la représentation de la BEI en Tunisie

« Dans le cadre des « 30 jours de dialogue sur la transition verte», initiés par la Présidence portugaise du Conseil de l’Union européenne, en partenariat avec la Banque européenne d’investissement (BEI), je réitère la position de la Banque en matière d’écologie et de problématiques environnementales. 2021 représente une année charnière pour la BEI ! En effet, la Banque a décidé de se positionner comme banque du climat « Climat Bank ». Ainsi, la BEI a décidé de se focaliser sur les questions d’ordre environnemental. La banque ne financera plus les projets dans le secteur des énergies fossiles.  Il s’agit du passé. La BEI a réussi à devenir le premier émetteur de « green bonds » en 2021. La Banque avait consacré une enveloppe de 170 millions aux prêts pour les actions climatiques.Notre objectif principal est de réussir à consacrer plus de 50% de ses fonds au profit des actions climatiques et environnementales. A noter qu’en 2020, près de 30% des fonds de la BEI ont été consacrés à ces actions. Notre banque  coopère actuellement avec le ministère de l’Agriculture ainsi que le  ministère de l’Environnement et nous avons apporté notre soutien à un projet de dépollution du lac de Bizerte, et ce, afin d’y rétablir la qualité d’eau et d’air en améliorant la collecte et traitement des déchets solides et des eaux domestiques usées ».

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