Le Comité d’organisation des Jeux olympiques et Paralympiques de Tokyo-2020 s’attèle à mettre en place de mesures de lutte contre la propagation du Covid-19, à moins de 90 jours de l’ouverture des JO et un peu plus pour ceux des Paralympiques, surtout avec la nouvelle
vague du COVID-19 et l’état d’urgence instauré dans la capitale japonaise, a rapporté mardi la presse locale.

Pour le directeur du comité d’organisation, Toshiro Muto, il est devenu inévitable de demander des conseils d’experts spécialisés des
maladies infectieuses, pour aider le comité à trouver et arrêter ses mesures nécessaires.

« Nous avons formé un groupe d’experts de six personnes, pour nous accompagner dans cette mise en place de mesures de lutte contre la
propagation du COVID-19. Nous allons écouter leurs conseils et nous assurer, avec eux, de proposer des Jeux sûrs et sécurisés », a indiqué,
Muto, lundi au terme d’une réunion du conseil d’administration.

Les six experts en question se réuniront pour la première fois le 30 avril où ils devraient ensuite se retrouver pour au moins quatre réunions avant les Jeux olympiques.
A quelques heures d’une réunion en visioconférence avec le CIO, l’IPC, le gouvernement métropolitain et celui du Japon, prévue mercredi 28 avril, les organisateurs ont lancé un nouveau pavé dans la mare, selon la même source, révélant qu’ils ont expliqué avoir demandé l’aide de 500 infirmiers japonais pour la période des Jeux, alors que le monde médical au Japon est sollicité à l’extrême par la flambée des cas de COVID-19.

« Il va sans dire que les services de santé régionaux ne devront pas subir de perturbations, à cause de cette demande. Mais il apparait très difficile, dans la situation actuelle, de mobiliser 500 infirmiers pour les Jeux sans fragiliser le système médical », a souligné le directeur général des Jeux.

Au Japon, l’annonce de Muto a alimenté les réseaux sociaux, où les critiques n’ont pas épargné les organisateurs. Sur Twitter, l’expression « demande de 500 infirmiers » s’est installée lundi en bonne place parmi les
sujets les plus commentés de la journée.

Autre dossier en suspens et qui reste sans réponse jusqu’ici, estime la presse locale, celui des transports. Le quotidien japonais Yomiuri Shimbun l’a ouvert en grand, dans le cadre d’une série de sujets sur les questions
majeures de la préparation des Jeux en pleine crise sanitaire. Et découvert que les questions restaient souvent sans réponse.

À l’origine, un bataillon de 5 500 véhicules, dont une grande majorité de bus, avait été réservé pour les Jeux de Tokyo. Le plan transport initial
préparé par les organisateurs prévoyait que certaines catégories d’accrédités, les médias notamment, emprunteraient les transports publics depuis les hôtels.

Depuis, la pandémie a bouleversé la donne. Dans sa série de guides, les playbooks, publiés en février dernier, les organisateurs précisent que les transports publics ne seront désormais plus autorisés.

Un responsable du comité d’organisation a expliqué que si le comité répond à toutes les demandes (athlètes, officiels, médias), « peu importe le nombre de véhicules dont nous disposons, il n’y en aurait pas assez », a-t-il
relevé.

Les organisateurs avaient envisagé un moment de réduire de moitié la capacité des véhicules officiels, pour permettre une distanciation sociale entre les passagers. Mais elle a été abandonné, car elle aurait obligé à doubler le bataillon de véhicules.

À la place, les organisateurs ont opté pour un dispositif plus léger : port du masque obligatoire, plus la consigne à tous les passagers de s’abstenir de parler.

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