Après un marathon d’une semaine, la célébration de la journée mondiale de la danse se clôturera demain avec un programme exclusivement Hip Hop. À suivre sur la page du théâtre de l’opéra de Tunis.

Aujourd’hui, c’est la journée où tous les danseurs du monde seront en communion pour célébrer la journée mondiale de la danse. Cette date est une occasion pour porter la voix sur la réalité d’un métier qui a encore du mal à être structuré dans plusieurs de nos pays.

Mal considéré et même négligé au détriment d’autres arts, les professionnels de la danse font, toujours en sorte que leur voix soit audible, et que cette journée ne passe pas inaperçue et qu’elle soit une énième occasion pour revendiquer et même dénoncer haut et fort un statut de l’artiste inexistant et un métier souffrant de précarité et de manque de structure. Pour tout cela, le Théâtre de l’Opéra de Tunis et le Pôle Ballets et Arts Chorégraphiques organise durant toute cette semaine écoulée les Digital Dance Days.

Il suffit de se connecter sur les réseaux et d’y aller sur la page du théâtre de l’Opéra de Tunis pour pouvoir suivre ce que les équipes ont préparé. Toutes en état d’effervescence, se sont activées pour concocter un programme conjuguant des débats professionnels, master classes, diffusion de capsules vidéo et de film et une sélection de spectacles de danse diversifiée pour répondre à tous les goûts.

Respectant les dernières restrictions sanitaires imposées par le gouvernement, les espaces de la Cité de la culture n’ont pas pu ouvrir leurs portes et se rendre accessibles au public. Du coup, est né, dans l’urgence et dans la détermination les Digital Dance Days pour que toute la programmation bascule sur le net et puisse être partagée et diffuser en streaming.

La crise sanitaire qui a touché, en plein fouet le secteur culturel, a aussi changé les méthodes et les outils de travail.

Le recours au digital n’est pas qu’un moyen technique. À l’usage, il s’est révélé comme un nouvel outil de création autant pour l’écriture chorégraphique elle-même que la captation des œuvres et leur diffusion… Les capsules proposées dans le programme en sont une illustration éloquente. Un petit format qui a du talent et beaucoup à dire.

Avec cette collection inédite de capsules vidéo, réalisées lors du festival Vidéo Opéra Danse, le Centre Chorégraphique Tunisien confirme sa vocation de servir la promotion de la danse.

La première série de capsules porte sur la danse contemporaine. Il s’agit de solos chorégraphiés et interprétés par de jeunes danseurs-chorégraphes du Ballet de l’Opéra de Tunis.

La deuxième série de capsules est consacrée à la Troupe des Arts populaires, dont elles captent les différents pas de danse, d’où leur valeur artistique et pédagogique.

Pour le Centre Chorégraphique Tunisien qui en a eu l’initiative, la présente collection de capsules n’est que la première étape dans un long processus de documentation et d’archivage de la danse.

Un autre axe de ces journées sont « Les Master classes » dont l’objectif premier est de démocratiser la pratique de la danse, d’en élargir le public.

Le principe est celui d’une ouverture aux amateurs, aux curieux, aux amoureux de la danse. Des professionnels les accueillent et leur transmettent, avec les premiers pas, les conseils et le sens de cette discipline qu’est la danse pour la danse contemporaine Oumaima Manai et Houssem Bouakroucha, pour le Hip-hop Chouaib Brik, pour le cours Classique Luca Bruni et pour le Breakdance Ilyes Triki.

Les focus sur les spectacles en live streaming fut aussi des moments privilégiés. Chouaib Brik- avec sa création “ El habs lé ” est une création chorégraphique HIP HOP qui s’émancipe de l’étiquette du spectaculaire et de la performance tant liée à la danse Hip Hop.

Chouaib Brick

C’est le passage vers l’expression d’une réalité, d’une opinion, comme un message transmis à travers une forme d’expression corporelle aussi alternative que théâtrale.

“Les raisons d’espérer » de Syhem Belkhodja est une pièce en 3 temps Trois temps , une œuvre poignantes qui se oscille entre deux rives, où les rêves se brisent et se reconstruisent, l’énergie vitale de la danse arrive à ouvrir une brèche dans l’impossible et les corps projettent des passerelles, des liens, des points de fuite chargés d’espoirs.

Les raisons d’espérer de Syhem Belkhouja

Le Solo “MB 10” de Oumaima Manai nous transporte vers d’autres problématiques
Qui place la femme au cœur du débat entre évolution et régression / lien entre pouvoir et art.

MB 10” de Oumaima Manai

Dans un autre style, Yasser Madi fait danser la rue, sa rue. Le Spectacle “Chera3 yorgoss” est une collection de spectacles de danse, patchwork qui mêle de la musique traditionnelle tunisienne « mezwed » issue d’enregistrements anciens retrouvés, et des mouvements exceptionnels de la danse urbaine issue de la culture hip hop occidentale et de la danse en Afrique du Nord…

Pour clôturer ce programme, la journée du vendredi sera une journée Hip Hop.

Qui commence avec la capsule contemporaine de Wael Marghni à la recherche de variations et d’états au rythme des déplacements, la capsule folklorique de La Troupe Nationale Tunisienne des Arts Populaires et la capsule hommage à Nejib Khalfallah de Karim belhadj
Tous les master-classes seront pour cette journée, dédiés au Hip Hop.

La journée se poursuivra avec les spectacles L. 52 de Chouaib Brik, « Joudhour » de Ilyes Triki, “Les raison d’espérer” , Syhem Belkhodja et “Chera3 yorgoss”, Yasser Madi.

 

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