Les Tunisiens sont-ils, désormais, condamnés à normaliser avec la crise sous toutes ses dimensions, politique, institutionnelle, économique, sociale et épidémiologique ? Sommes-nous amenés, de notre plein gré ou à notre corps défendant, à considérer la crise comme une composante de notre vie quotidienne et à nous comporter à l’égard de la crise comme si elle faisait partie de notre destin commun ?

Encore une autre question: sommes-nous parvenus à nous convaincre les uns les autres qu’il n’existe plus aucune solution aux tiraillements politiques qui divisent les principaux acteurs du paysage politique national et aux luttes d’influence et de pouvoir opposant les trois présidences ayant la charge de conduire  les affaires du pays, au point qu’elles ne communiquent plus entre elles sinon par le biais de déclarations dans lesquelles se partagent les accusations les plus invraisemblables ?

Autant de questionnements que les Tunisiennes et les Tunisiens se posent avec insistance, dans un climat d’inquiétude et de méfiance généralisé jusqu’aux plus hauts sommets, aussi bien des pouvoirs publics (gouvernement et opposition représentée ou absente au Palais du Bardo) que des organisations nationales et des associations se disant et agissant, depuis la révolution, comme étant des partenaires incontournables dans l’opération réussie de la transition démocratique.

Ainsi, l’Ugtt comme l’Utica, les deux principaux acteurs du Dialogue national 2013, sans oublier l’Ordre des avocats et la Ligue des droits de l’Homme donnent-ils, ces dernières semaines, l’impression d’avoir déchanté et d’avoir perdu espoir ou confiance en la capacité des acteurs politiques version élections 2019 à dialoguer et à trouver, ensemble, une solution consensuelle aux problèmes et à l’ambiance d’incompréhension partagée caractérisant les rapports qu’entretiennent les décideurs actuels assumant la charge de conduire les affaires du pays.

Que pouvons-nous attendre de nos politiciens au pouvoir et dans l’opposition, dont la majorité a, semble-t-il, choisi la voie de la confrontation et s’est enlisée dans une enchère qui n’augure rien de rassurant pour l’avenir du pays ?

La réponse à notre question restera malheureusement suspendue jusqu’à ce que les prochaines semaines, voire les prochains jours, apportent des nouveautés dans le sens du possible revirement des uns ou de l’éventuel retour des autres à l’évidence ou à la raison.

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