AVEC la grève générale déclenchée, hier, par les médecins du secteur public, débrayage qui a causé un coup d’arrêt très inquiétant à la campagne nationale de vaccination dont la lenteur, les dysfonctionnements et les erreurs font déjà l’objet d’une campagne nationale, en bonne et due forme, de dénonciation, il est permis d’affirmer que la Tunisie est entrée dans une nouvelle phase qu’on pourrait qualifier d’étape d’inconscience partagée, où toutes les parties prenantes dans la gestion de la chose publique sont engagées dans une compétition acharnée dans l’objectif de faire régner la médiocrité, l’incompétence, l’irresponsabilité et le déni du sens de l’Etat.

Quand un médecin, qui a prêté le serment d’Hippocrate, refuse d’accomplir sa mission de vacciner un patient risquant la mort à tout moment, y compris dans le centre de vaccination dont il a découvert, hier matin, les portes closes avec de hauts responsables (ayant crevé ces derniers mois les écrans) incapables de justifier la grève de leurs subordonnés ou quand les blouses blanches, longtemps glorifiées comme étant  l’armée blanche et considérées comme les héros de  la guerre anti-Covid, toutes cellules confondues, justifient leur acte en invoquant des considérations matérielles ou des accords syndicaux qui n’ont pas été respectés, l’on ne peut hélas — même si ces revendications sont acceptables, voire légitimes —  que stigmatiser ces comportements, appeler leurs auteurs à revoir leurs positions et à faire triompher la voix de la  raison et du dialogue sur celle de la surenchère, de  l’escalade  et du choix des solutions extrêmes, en ayant, peut-être, la conviction que les autorités publiques finiront par céder et courber l’échine face aux grévistes de la santé, le secteur dont les professionnels sont  condamnés à assumer la responsabilité N°1 dans la réussite de  la guerre anti-Covid.

Loin d’accabler nos blouses blanches ou de les désavouer face à l’opinion publique, l’objectif commun recherché, à travers les critiques qui ont accompagné la grève d’hier, est de rappeler aux uns et aux autres qu’il existe des moments dans le parcours historique d’un peuple et de ses cadres où le sacrifice, l’abnégation et le dévouement s’érigent en devoir à l’égard de la communauté.

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