La confrontation avec le Club Africain a permis de tirer la sonnette d’alarme quant à la stérilité de la ligne d’attaque de l’Espérance. Et c’est «dangereux» pour une équipe appelée à faire le jeu en Ligue des champions.

Le derby CA-Espérance aura été bon pour mettre à nu certains problèmes chez le néo-champion qui n’est qu’à quelques jours des quarts de finale de la Ligue des champions contre les Algériens de Chabab Belouizdad. C’est du moins le principal enseignement avec lequel on peut sortir après ce derby terminé sur le score neutre d’un but partout. Lequel derby a laissé un grand sentiment de désolation et de frustration chez tous les Tunisiens après ce qui s’est passé sur le plan organisationnel de cet événement tant prisé malgré l’absence d’enjeu pour les «Sang et Or». Les frasques survenues et le chaos ayant causé des arrêts du match étalés sur environ une heure de temps en raison de l’entêtement de quelques centaines de supporters à assister à la rencontre malgré le huis clos imposé suscitent tout simplement la consternation. On ne va pas s’étaler là dessus, car c’est à l’image  de ce qui prévaut en Tunisie dans tous les domaines sans exception.

Ce nouveau duel entre le club de Bab Jédid et celui de Bab Souika aurait pu se terminer sur une victoire méritée du CA qui a été plus entreprenant que l’Espérance du début à la fin. Mais voilà, la chance a été du côté de l’Espérance qui n’a pas refusé le cadeau (penalty) qui lui a été offert par Bilel Ifa en fin de partie (88’) en touchant le ballon de sa main dans la surface des 16 mètres. Penalty que l’excellent Mohamed Ali Ben Romdhane transforma avec succès.

Où est l’attaque de l’Espérance?

Dans cette nouvelle confrontation, on s’attendait à ce que l’Espérance, qui n’avait aucune pression sur elle, allait nous offrir un show et un jeu offensif qui rassurent avant le déplacement pour l’Algérie. Mais rien n’en fut. Et à l’exception du tir de l’Algérien Abderraouf Benguith (1’) qui s’est écrasé sur la transversale, c’était le vide total dans le jeu offensif de l’Espérance.

Ce n’est vraiment pas de cette façon de prétendre qu’on parle en conquérant pour le trophée africain.

D’ailleurs, ce problème de l’attaque persiste depuis quelque temps. Et ce n’est pas l’absence du fer de lance Hamdou El Houni qui peut justifier ce handicap. Avant-hier, Badri, Khénissi, Tougui, Benguith et Abdelbasset ont tous échoué, ne serait-ce que pour construire quelques opérations offensives dangereuses. Rien de rien, ce fut le désert. Et cela inquiète vraiment !

En conséquence, Mouïne Chaâbani doit s’atteler davantage à revigorer le jeu d’attaque de son équipe avant que ce ne soit trop tard. En effet, ce ne sont pas les noms qui vont créer des occasions de but, mais plutôt la cohésion et les idées préconçues qu’il y a lieu de peaufiner. Désormais, l’Espérance est, plus que jamais auparavant, appelée à faire le jeu et à forcer l’adversaire à commettre des fautes pour la création des occasions de but. Sur ce point précis, il faut attirer l’attention sur le fait que le problème de l’Espérance est le ratage d’un bon nombre d’occasions presqu’à chaque match. Mais aujourd’hui, l’attaque n’arrive même plus à en créer. C’est donc pire !

 

Photos : Mokhtar HMIMA
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