A chacune des étapes du cycle de vie d’une startup correspond un type de financement adéquat. Le montant des fonds levés évolue à mesure que la startup croît et  grandit jusqu’à atteindre la maturité.  

Une startup c’est une idée qui a germé dans la tête d’un entrepreneur. Partant d’un problème, une lacune ou une insuffisance constatée dans un domaine bien déterminé, le jeune entrepreneur propose une solution novatrice qui allie les nouvelles technologies, notamment disruptives, à un produit ou un service qui vise à résoudre ce problème. Mais pour passer d’une simple idée à un véritable projet qui génère des bénéfices et réalise un retour sur investissement, le chemin est long et est très souvent semé d’embûches. 

Premier écueil à franchir ? Le financement. La levée de fonds pour une startup a, en effet, ses propres règles. En Tunisie, elle est en passe de devenir institutionnalisée et structurée, à l’image des schémas de financement suivis dans divers écosystèmes de par le monde. Le lancement du fonds des fonds Anava contribuera, à cet égard,  à propulser un écosystème en ébullition mais qui est encore à un stade jugé précoce.  Pour éclairer la lanterne des jeunes qui souhaitent se lancer dans l’entrepreunariat innovant, sur  les moyens de financement disponibles en Tunisie, un webinaire a été organisé, mercredi 5 mai,  sur le thème “Le Cycle de Financement de la Startup : Les Fondamentaux”. La séance d’information s’inscrit dans le cadre du  programme d’appui à l’écosystème de l’entrepreneuriat et de l’innovation en Tunisie, Innovi, qui est un projet financé  par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France. Lors de l’événement, les intervenants ont présenté le cycle de vie d’une startup, les types de financement auxquels elle peut accéder et les risques liés à l’investissement dans l’innovation. 

Le cycle de vie d’une startup et la levée de fonds 

Amel Saidane, présidente à TunisianStartup et co-founder à BetaCube, a expliqué, en somme, que la vie d’une startup est structurée autour du cycle du financement. A chacune des étapes de sa croissance, correspond un type de financement bien déterminé. La première phase commence avec la recherche d’une solution à un problème de marché. C’est en quelque sorte l’idée à son état embryonnaire. L’étape d’après est celle de la création. Elle est connue sous l’appellation  stade MVP (Minimum Viable Product), étape au cours de laquelle  le porteur d’idée procède à la réalisation d’un prototype pour tester son produit  sur le marché. Durant cette phase, le financement est octroyé par les proches et par le cercle familial. C’est ce qu’on appelle dans le jargon des startup le Love Money.  La troisième étape est celle du fameux Product/Market FIT où l’entrepreneur serait à l’épreuve du marché et cherche à optimiser les canaux de vente de son produit. La levée de fonds s’effectue, alors,  auprès de ce qu’on appelle les Business Angel qui sont des personnes qui investissent dans des tickets dont le montant peut varier entre 10 mille et 1 million de dinars. Dans le monde, les Business angels sont organisés en associations. En Tunisie, de telles associations commencent à voir le jour. La phase suivante correspond à l’accélération de la croissance de la startup. A partir de cette étape, le niveau du risque de mortalité  commence à baisser jusqu’à atteindre la dernière phase où la startup est entrée dans une phase de croissance à la vitesse grand V et acquiert assez de maturité lui permettant de monter en gamme et en puissance. C’est la phase de la maturité. 

Critères de choix recherchés par les investisseurs 

Mais pour pouvoir conquérir la confiance des investisseurs, un startuppeur doit remplir certains critères. C’est autour des éléments d’attractivité recherchés par les investisseurs, que le président d’Atic et membre du collège des startup, Mohamed Salah Frad, a articulé son intervention. Il a affirmé  que la personnalité de l’entrepreneur, le nombre des membres fondateurs,  la capacité innovatrice de la startup ainsi que le degré d’avancement du projet sont les critères de choix qui conditionnent l’octroi  du financement.  De son côté, Oualid Triki, directeur associé du fonds Fat6labs, a, en somme, souligné que le lancement du fonds des fonds Anava permettra de stimuler et étoffer  l’offre d’investissement qui sera beaucoup plus intéressante pour les startup.

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