La moyenne internationale dépasse les 200 jours/an 

La durée moyenne de scolarité en Tunisie est de 7.3 ans. Notre pays se place, ainsi, en 122e place sur 187. C’est la Suisse qui occupe la première place avec une moyenne de 13.4 ans. En matière de nombre de jours ou de semaines de cours, notre classement n’est pas à envier, notamment en ces temps de crise sanitaire.

Il est évident que les dispositions entraînées par la lutte contre le coronavirus ont fortement impacté le rythme scolaire aussi bien au cours de cette saison qu’au cours de la saison passée. Aussi a-t-on pu constater une baisse draconienne de la moyenne des jours scolarisables. A cela on ajoute les nombreuses semaines de suspension des cours, liées aux confinements. L’application du système d’enseignement par groupe et selon trois jours par semaine a eu  pour effet  de réduire, à sa portion congrue, le temps destiné à l’acquisition des connaissances. Du coup, on peut parler de la division, par deux, du rythme scolaire habituel. En effet, aujourd’hui, c’est à peine si on parvient à assurer le strict minimum. Par ailleurs, des allégements des programmes ont été introduits pour assurer une meilleure adaptation des horaires aux exigences de prévention sanitaire.

Chute libre

En 2016, on avait annoncé que le nombre de jours scolaires passerait de 130 à 193 ! Si cela pouvait se réaliser dans une conjoncture normale, actuellement, il est impossible d’imaginer en réaliser la moitié. Soit un peu plus de 80 jours. C’est, justement, sur quoi on table pour l’heure. Mais, vu la situation due au covid-19, il est difficile de faire mieux. On sait que la moyenne internationale dépasse les 200 jours/an  (240). Mais on le sait, tous, aucun pays ne peut parvenir à atteindre cette moyenne dans ce climat sanitaire instable. Aussi voit-on que chaque pays s’ingénie à trouver la parade pour permettre aux élèves ou aux étudiants d’acquérir le maximum de connaissances, de formations et d’apprentissages. Tous les moyens sont bons pour parvenir à ces fins. Les pays les plus nantis s’en sortent mieux car ils ont les moyens financiers pour réaliser leurs objectifs. Des cours à distance sont, donc, organisés et des suivis et encadrements sont assurés par les enseignants.

Ce qui n’est pas le cas chez nous, même si certaines institutions ont réussi à relever le défi. On pense, ici, au secteur privé ou à certaines institutions d’enseignement supérieur.

Comme d’habitude, ce sont les syndicats qui sont les plus récalcitrants. On l’a vu, surtout, dans l’enseignement supérieur. C’est à ce niveau que notre pays peut s’estimer un tant soit peu en avance. Il y a  réellement de vraies potentialités pour assurer un enseignement à distance. Des institutions (dont, notamment l’Université virtuelle de Tunis)  sont prêtes à s’acquitter de cette mission. Mais, malheureusement, les représentants des syndicats d’étudiants et d’enseignants ont été les premiers à s’opposer, vigoureusement, à toute tentative d’en faire l’expérience. Pourtant, c’était l’occasion de se préparer aux nouvelles méthodes d’enseignement qui devraient marquer le téléenseignement du futur.

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