La visite technique est une obligation annuelle incontournable à laquelle est soumis tout propriétaire de véhicule pour pouvoir circuler la tête haute sur notre réseau routier, sans risque de voir le moindre garde mobile vous exposer à des mesures coercitives ou parfois, fanfaronner, bomber le torse et la poitrine et marcher des épaules devant vous, cherchant d’une manière indirecte et subtile à négocier votre générosité contre sa grâce et son amabilité. Compris?

 

Clin d’oeil et signes cryptés

Mais, n’oublions pas d’ailleurs, qu’ailleurs, dans le fameux temple cauchemardesque du laisser passer routier, il faut être parfois généreux ou pistonné pour pouvoir traverser le couloir des surprises sans mauvaise surprise, en un clin d’oeil. Et, grâce à un clin d’oeil et des signes cryptés, tout passe comme sur des roulettes.

Et tout le beau monde trouve ainsi son compte, sauf, hélas! notre parc automobile qui en prendrait un coup. Et, du coup, l’on verrait inéluctablement, le bilan des accidents de la route s’alourdir dramatiquement et faire couler à flots les sanglots!

Cela dit, ce qui est à l’actif de l’Agence de Transport Terrestre (ATTT), c’est qu’elle a songé à prendre le taureau par les cornes en prenant l’initiative, il y a bientôt un an, de se rabattre sur une judicieuse application électronique, empruntée à plus d’un pays développé.

Celle-ci a l’avantage, et non des moindres, de répartir les postulants à l’attestation de la délivrance d’une manière équilibrée sur l’ensemble du réseau.

Les maîtres de l’Agence des mille et un enjeux aura ainsi fait d’une pierre deux coups :
-Décongestionner plusieurs centres débordés, surtout ceux du Grand Tunis et des grandes agglomérations du pays.
-Réduire d’une manière considérable les longues attentes exaspérantes ainsi que la pression infernale sur les « bleus de chauffe » en exercice dans les ateliers de contrôle technique, se répercutant négativement sur la qualité de leur accueil et leurs manières de servir.

Toutefois, comme toute nouvelle formule est perfectible au fil du temps et de son application, il nous incombe de relever certaines anomalies qui semblent avoir dérangé le large public concerné :

Un trop perçu contesté !

Primo : Le passage par l’application électronique (pour la plupart par le biais d’un  publinet), rendue obligatoire pour l’obtention des rendez-vous coûte aujourd’hui cinq dinars supplémentaires (37DT au lieu de 32DT) à chaque opération. Cette augmentation semble inadmissible si l’on considère que la nouvelle réforme, exclue le caractère facultatif du rendez-vous. Il s’agirait là, d’après beaucoup, d’une majoration déguisée. Sachant que c’est à l’Agence de 3TT de supporter les incidences financières de sa réorganisation…

Ménager la chèvre et le chou

Secundo : L’application semble frustrante pour ceux qui, se trouvant en séjour provisoire à l’extrême sud, par exemple, se sont trouvés dans l’obligation de rater leur premier rendez-vous en raison de la grève, décidée récemment par le personnel des centres de visite technique (ayant duré près d’un mois).

Selon l’exigence de l’application électronique, les intéressés, en dépit du contretemps indépendant de leur volonté, se trouvent privés d’épuiser leur première cartouche, étant considérés ajournés lors du rendez-vous raté. Ils sont du coup, obligés, pour ne pas être traités en tant qu’ajournés, de se présenter au centre initialement choisi à l’extrême sud (pour garder intacte leur première chance), même s’ils se trouvent à l’extrême nord! De ce fait, ils ne peuvent changer de centre leur convenant en tant que postulants, ajournés bénéficiaires de la gratuité réglementaire des délais de 48 heures.

Cela dit, l’on gagnerait à remettre les pendules à l’heure et ménager la chèvre et le chou afin que l’application ne fasse pas chou blanc et que, finalement, nul n’en sorte mécontent !

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