Pour notre interlocuteur, l’excès de confiance du sociétaire de « Çaykur Rizespor »  peut nous coûter cher lors des matches officiels et que Mondher Kebaïer se doit de le secouer en lui faisant savoir que la solution de rechange existe.

« D’abord, il faut mettre le match dans son cadre. C’est un match de préparation qui permet aux joueurs de se retrouver après un certain temps. Toutefois, les temps des retrouvailles sont relativement courts et il faut en profiter pour pouvoir faire tous les réglages nécessaires. Je tiens à préciser que les choix des sparring-partners sont réussis. On ne peut espérer mieux pour préparer comme il se doit les qualifications à la Coupe du monde.

En ce qui concerne le match contre la RD Congo, il y a des enseignements à tirer de chaque mi-temps. Lors de la première période de jeu, nos joueurs ont cherché le jeu placé au lieu d’opter pour les contres, mais ils ont été surpris par l’intensité du jeu agressif des Congolais. Ils ont mis du temps pour s’acclimater à l’agressivité du jeu de l’adversaire, mais aussi au comportement individuel de chacun des joueurs adverses. Les Congolais étaient les plus proches pour renverser la vapeur mais, au final, c’est notre sélection nationale qui a fait la différence et est parvenue à marquer un but grâce à l’exploit individuel de Naïm Sliti.

En deuxième mi-temps, nos internationaux ont soigné leur prestation avec un jeu plus agressif. Néanmoins, nous avons un problème en défense. Et c’est Yassine Meriah qui pose ce problème. C’est un joueur-cadre qui a toujours une place de choix dans le Club Tunisie. Sauf que son excès de confiance peut nous coûter cher lors des matches officiels. Il est impératif que Mondher Kebaïer le secoue en lui faisant savoir que la solution de rechange existe.

Ce qui est bien dans l’effectif actuel, c’est la présence massive des binationaux qui sont formés à l’étranger, ce qui apporte l’aspect manquant à nos joueurs locaux, à savoir la formation de base. Malheureusement, la formation des jeunes est bâclée chez nous et les binationaux sont là pour combler ce manque flagrant.

En ce qui concerne les nouveaux venus, s’il y a un joueur qui est bien sorti du lot, c’est bel et bien Aissa Laidouni. Quelle aisance dans la récupération et la relance du jeu avec zéro déchet. Par ailleurs, je pense que Mondher Kebaïer détient son trio défensif au milieu : Aidouni-Sassi-Skhiri. Ben Romdhane n’a pas démérité non plus.

Quant à Hannibal Mejbri, il s’en est plutôt bien sorti au vu de son jeune âge et compte tenu du fait que c’était sa première en sélection nationale. C’est un joueur technique à la « patte appréciée ». Une patte bien appuyée. On ressent tout de suite qu’il est formé en Angleterre avec son positionnement, son repositionnement sur le terrain et ses appels de balle. Par ailleurs, ses camarades, qui ne sont pas habitués à sa technique, ont été pris de vitesse bon nombre de fois, ne réussissant pas à rattraper ses passes. Mais vu sa morphologie, il doit travailler sa puissance afin de s’adapter au style de jeu en Afrique.

Pour ce qui est du match contre l’Algérie, ce sera plutôt technique. Nos joueurs auront tout le temps pour communiquer entre eux, faire du visionnage et adapter leur style au jeu technique des Algériens. Ce sont les qualités techniques de nos joueurs et non leur agressivité qui pèseront dans la balance. Car l’Algérie est une sélection technique. Le mental, le placement et le replacement sur le terrain seront les clefs de la réussite contre l’Algérie. Ça n’a rien à voir au jeu agressif des Congolais. Le Club Tunisie est bien garni en termes d’effectif. La qualité y est grâce à la présence des binationaux. Je crois en la génération actuelle qui est en mesure d’aller loin ».

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