Plusieurs voix montent depuis un bon moment pour dire que l’équipe de Tunisie va dans le mauvais sens. Ces voix s’attaquent jour et nuit aux joueurs et, surtout, à Mondher Kebaïer, jugé incapable de diriger la sélection vers des objectifs  de performance. On  n’était pas tendre avec l’équipe de Tunisie aussi bien sur les matches officiels qu’amicaux, ni même avec Kebaïer. Et pourtant, les chiffres plaident fortement pour l’équipe de Tunisie qui enchaîne des victoires, qui a assuré sa place à la CAN 2021 et demeure la 2e meilleure sélection en Afrique.

Certainement que la production de jeu peut être meilleure que ce qu’on voit, certainement que le «casting»  est discutable pour certains joueurs, mais en même temps, nous avons l’impression qu’on est trop sévère envers l’équipe nationale. On est même impatient car ce qui compte, ce sont les matches officiels et ces deux objectifs sacrés, à savoir la qualification au Mondial et le sacre africain. Ce sont ces deux objectifs qui vont évaluer le travail de Mondher Kebaïer. Anticiper un échec, condamner un sélectionneur et ses joueurs avant même que les matches officiels ne commencent, c’est du non-sens.

Soyons solidaires de notre sélection même si elle n’enchante plus comme avant, essayons de rester modérés autant que possible. Les moyens sont énormes au sein de cette sélection, l’effectif s’enrichit de plus en plus avec une ossature qui vire plus vers les expatriés et les bi-nationaux de la 4e génération en Europe, donc il y a lieu d’attendre, de donner une chance à Mondher Kebaïer et à son groupe. En même temps, on ne va pas rester passif à la manière de se comporter. Pas de carte blanche à Kebaïer et à ses joueurs qui savent bien qu’ils sont redevables de performances et de qualité de jeu en même temps. Personne ne leur trouvera d’alibis s’ils échouent. Mais avant cela, on profite de la bonne série de résultats; on accorde une chance et beaucoup de confiance à Mondher Kebaïer, «lynché»  injustement sur les réseaux sociaux. Nous espérons que l’équipe nationale retrouvera sa popularité, sa convivialité et la ferveur d’un public qui rodait en grand nombre même lors des séances d’entraînement. Il fut un temps où la sélection était adulée, suivie, voire «grondée» par le public en cas d’échec. Maintenant, elle passe inaperçue, c’est un malheur.

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Charger plus par Rafik EL HERGUEM
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