UNE nouvelle affaire vient d’éclater au sein du paysage politique national avec le risque de le bouleverser totalement et de faire tomber à l’eau beaucoup de calculs et d’agendas partisans et de contrecarrer plusieurs ambitions personnelles.

Il s’agit de l’appel lancé par Nabil Baffoun, président de l’Instance supérieure indépendante des élections (Isie), proposant l’organisation des élections municipales partielles après les législatives du 6 octobre prochain.

Le président de l’Isie précise que la concomitance de plusieurs municipales partielles avec les législatives et la présidentielle de fin 2019 empêchera l’instance d’accomplir sa mission dans les meilleures conditions au niveau logistique et du contrôle des campagnes électorales qui pourraient se chevaucher dans une ou plusieurs régions, l’une pour les législatives et l’autre pour les municipales partielles.

En d’autres termes et pour être plus clair, le responsable n°1 de l’instance électorale fait allusion, sans le dire clairement, à la possibilité de voir l’électeur placé dans une  position difficile ne sachant plus où donner de la tête et de voir aussi les partis politiques concernés (par les  municipales partielles  dans une région donnée, outre les législatives) dans l’incapacité de mener, avec succès, deux campagnes électorales parallèles, avec ce qu’elles engendrent comme dépenses matérielles et énergie militante.

Sauf que ce que ne révèle pas Nabil Baffoun, intentionnellement ou de bonne foi, c’est que l’organisation d’une élection municipale partielle, par exemple au Bardo et à Sousse (dont le conseil risque d’éclater dans les jours à venir), moins de deux ou trois mois avant les législatives, risque de produire des résultats qui changeront, de fond en comble, les programmes et les plans des partis politiques, notamment ceux s’autoproclamant les plus forts sur la scène politique nationale.

Les partielles de Souk Jedid en attendant celles du Bardo et de La Soukra dans  les jours à venir n’ont-elles pas révélé ce que justement beaucoup de partis politiques craignent, c’est-à-dire perdre le poids et la représentativité qu’ils  ont réussi à acquérir au sein du paysage politique au profit d’autres forces, notamment «ces indépendants qui risquent de tout dévorer» ?

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