Selon le porte-parole de la douane, un agent suspecté de trafic d’antiquités a été placé en garde à vue le mercredi 22 mai et libéré le vendredi 24, ajoutant que d’après les conclusions préliminaires des experts de l’Institut national du patrimoine, il ne s’agit pas d’antiquités, mais de simples bibelots décoratifs

Les rouages du trafic d’antiquités sont d’autant plus complexes que le plus souvent on a affaire à des réseaux aux ramifications avec d’autres pays étrangers, impliquant des hommes d’affaires de nationalités différentes. C’est un business fructueux dans lequel les œuvres d’art passent d’une main à l’autre et d’un pays à l’autre avec la complicité de certaines personnes influentes. Les agents relevant des unités sécuritaires et douanières se trouvent  des fois mêlés à ces affaires et impliqués, souvent à tort, comme ce fut le cas pour  l’un d’entre eux.

En effet, et contrairement à ce qui a été publié par certains journaux et relayé par d’autres médias électroniques, le porte-parole de la douane, le colonel-major, Haythem Zanned, a déclaré à La Presse qu’une fouille a été effectuée par des unités sécuritaires sur ordre du procureur au domicile d’un agent de la douane (il s’agit d’une femme qui porte le grade de sergent) relevant d’une direction centrale au sein de la direction générale de la douane tunisienne, suite à des informations l’accusant de faire partie d’un réseau de trafic d’antiquités. Deux objets décoratifs ont été saisis  chez l’agent et envoyés à l’Institut national du patrimoine pour expertise.

Selon le porte-parole de la douane, l’agent a été  placé en garde à vue  le mercredi 22 mai et libéré le vendredi 24, ajoutant que d’après les conclusions préliminaires des experts de l’Institut national du patrimoine, il ne s’agit pas d’antiquités, mais de simples bibelots décoratifs.

Après sa libération, l’accusée a été entendue par  ses chefs hiérarchiques et leur a déclaré qu’elle aimait sélectionner les bibelots et qu’elle n’a jamais entrepris d’activités illicites. Il s’agit apparemment d’une fausse  accusation pour nuire à sa personne et l’impliquer  dans une affaire de trafic d’antiquités, selon ses dires.

L’agent a été donc libéré mais l’enquête est toujours en cours en attendant le rapport final de l’expertise sur les deux bibelots saisis, nous fait savoir Haythem Zanned.

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