Ce que les supporters de l’équipe nationale ont enduré lors du dernier match amical contre l’Algérie n’est pas près d’être rapidement oublié. Tunisie-Mali ne sera qu’une simple formalité.

La courte victoire de la Tunisie contre la RDCongo le 5 juin courant (1-0) et l’amère défaite face à l’Algérie vendredi dernier (0-2) au stade de Radès ont été loin de laisser de bonnes impressions chez les fans du club Tunisie. Au contraire, le flou et le doute se sont emparés des esprits, surtout au vu de la manière avec laquelle la Tunisie de Mondher Kebaïer a joué en première mi-temps devant la formidable sélection algérienne.

C’est, en résumé, l’empreinte laissée aujourd’hui après les deux premiers matches amicaux programmés pour l’équipe nationale. Ce qui nous conduit à dire que le troisième et dernier match amical restant à livrer contre Mali ce soir, au même stade de Radès, revêt le caractère d’une chance inouïe pour Mondher Kebaïer afin d’apaiser, un tant soit peu, le mécontentement, voire la colère après la dernière déception.

Responsabilité collective

Ces derniers jours, chacun y est allé de sa contribution pour tirer à boulets rouges sur le coach national qui assume, sans doute, l’entière responsabilité de la désillusion vécue contre les «Fennecs».

C’est l’évidence même ! Mais tout un chacun sait que le choix même de Mondher Kebaïer à la tête de l’équipe nationale était, dès le départ, une lourde erreur commise par la FTF. Mais à quoi bon en parler encore et toujours, alors qu’on sait qu’aucun enseignement ne sera tiré par personne et que les mêmes erreurs, intentionnelless ou involontaires, seront toujours le lot de nous autres Tunisiens dans tous les domaines ?

Et pour rester dans le domaine du football et de l’équipe nationale, en témoignera le nombre d’entraîneurs qui ont été désignés pour veiller aux destinées de la sélection nationale. Une bonne dizaine d’entraîneurs se sont succédé  pour ne donner aucun résultat depuis plus de dix ans déjà. Sauf peut-être les qualifications aux phases finales de la Coupe du monde, qui ne sont plus une performance en soi, surtout quand elles ne sont pas couronnées d’un passage au deuxième tour.

En résumé, cela fait une éternité qu’on est en train de faire du surplace, alors que les autres travaillent, planifient et avancent.

Aujourd’hui, l’incompétence, l’improvisation et la «mauvaise foi», ne ménagent aucun domaine en Tunisie. Y compris le monde du sport. Alors, Mondher Kebaïer ne doit pas être le seul à porter le chapeau, car il est issu d’un système désespérément incorrigible !

Inintéressant !

C’est dans cette atmosphère, le moins qu’on puisse dire morose, qu’aura lieu ce soir, à Radès, le troisième match amical au programme de l’équipe nationale contre les Maliens.

Serait-ce le match de trop, surtout quand on sait que le sort de Mondher Kebaïer semble déjà être scellé, car quoi qu’il arrive, ses jours   sont comptés ?

Tunisie-Mali sera, du coup, une énième formalité à remplir qui n’intéressera personne.

Il suffit d’évoquer la liste des internationaux entre «déserteurs» et autorisés à quitter le lieu du stage de l’équipe nationale pour comprendre à quel point tout le monde est démobilisé. On parle de Sassi, Msakni, Bronn, Tounakti, Khazri, Ben Chérifia et Ben Romdhane. Tout le monde veut qu’on en finisse au plus vite ! Seulement, ce genre d’ambiance risque de créer des conditions favorables et une autre désillusion face à la très respectable sélection malienne!

Photo : Mokhtar HMIMA
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