Que de travail attend encore l’équipe nationale afin d’atteindre le niveau souhaité ! Et ce ne sont pas les deux petites victoires sur la RDCongo et le Mali qui vont nous convaincre du contraire.

Deux victoires peu convaincantes sur le même score de un but à zéro face à la RDCongo et au Mali, et une défaite très mal digérée devant l’Algérie (0-2). Tel est le bilan des trois rencontres amicales livrées par l’équipe nationale. D’aucuns diront que ce bilan n’est pas mauvais dans son ensemble, puisque même la défaite est survenue devant la plus forte équipe africaine actuellement.

Mais quand on fait abstraction des résultats enregistrés et  on s’intéresse beaucoup plus à la manière et aux prédispositions du onze national pour les prochaines échéances, il y a là à boire et à manger.

Avant-hier, au même théâtre du stade de Radès, qui a abrité les trois   matches, la Tunisie a joué son plus mauvais duel malgré la courte victoire réalisée aux derniers instants sur un but d’Anice Ben Slimane. Et ce, pour la simple raison que notre sélection n’a pas su comment exploiter, à bon escient, l’avantage numérique dont elle a bénéficié suite à l’expulsion du Malien Bilel Traoré pour somme de deux avertissements.

Moral affecté

Il faut dire que ce dernier match a eu lieu quelques jours après la défaite mal gobée contre l’Algérie. La consternation était criarde sur tous les visages, notamment sur celui de Mondher Kebaïer qui n’a été épargné par personne, comme s’il était le seul responsable des maux dont souffrent l’équipe nationale et tout le football tunisien.

Avec un moral si affecté, on ne pouvait  s’attendre à une bonne prestation de la part des nôtres qui ne cherchaient qu’à en finir avec ce dernier match-test.

On ose même dire que la bonne équipe malienne aurait pu infliger une deuxième défaite à la Tunisie si elle n’était pas amoindrie numériquement pendant une heure environ. Chose qui aurait remué le couteau dans la plaie! Seulement le «providentiel» carton rouge a tout chamboulé pour la sympathique formation malienne qui a, quand même, littéralement gagné la bataille du milieu du terrain, grâce surtout à son duo Amadou Haïdara-Lassana Coulibaly.

La Tunisie a péché par un jeu stéréotypé sans la moindre créativité ni variation à l’approche des seize mètres de l’adversaire.

Kechrida et Sliti, meilleurs Tunisiens

On s’attendait à mieux de la part de beaucoup de joueurs, comme Hannibal Majbri, Seïfeddine Jaziri en particulier au niveau de l’animation du jeu d’attaque. Mais on est resté sur notre faim.

Ce qui nous laisse affirmer, une fois de plus, que la sélection est encore pauvre en créateurs et en buteurs racés.

Les rares Tunisiens ayant donné satisfaction dans ce match, étaient incontestablement Issa Aïdouni, Wajdi Kechrida et Naïm Sliti,  très généreux dans l’effort, tout en posant d’épineux problèmes à l’adversaire.

Par ailleurs, le fait de continuer à chercher une équipe type à ce jour ne permet pas de résoudre pour autant les problèmes d’entente et d’automatisme.

Il est temps que Kebaïer (ou celui qui pourrait éventuellement le remplacer) se fixe les idées, une bonne fois pour toutes,  à ce sujet, quitte à fermer les portes de la sélection pour une bonne période.

L’heure du perfectionnement de la technique collective a sonné depuis belle lurette.

Même sur le plan physique, il y a encore du pain sur la planche car sur les duels, la note qu’on peut attribuer à nos joueurs, à l’exception de Aïdouni, ne dépasse guère trois sur dix !

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