Du 17 au 29 mai, Dar Sebastian à Hammamet a vécu aux rythmes des notes et de la bonne musique : divertissante, rythmée, dans l’air du temps et qui épouse l’atmosphère spirituelle générée par ce mois saint.
Sur une quinzaine de jours, artistes confirmés, professionnels et même amateurs ont assuré des spectacles musicaux successifs. Ils ont certes marqué les invités présents, mais ces derniers n’ont hélas pas été au rendez-vous quotidiennement.
Le marathon a été inauguré par Mohamed Ali Chebil et Jihad Khemiri qui ont présenté leur succulent «Mina Nawa». Selma Ben Saïd et Mehrez Abidi ont pris le flambeau, puis en présentant «Entre les deux rives». Chérif Ahmed a assuré avec «Madar», le 29 mai. Suivi tous les jours par «Vision» de Seifeddine Tebini, «Al Khabia» de Semia El Hammi, «Misk» de Faten Bousbah, «Helma» du duo Nesrine Jabeur-Zied Bagga. Dans la nuit du 24 mai, la scène a connu le passage «Du Boléro au tango», un projet issu d’un atelier de musique de l’Amérique latine organisé à l’Institut supérieur de musique.
Un trio composé de Nesrine Al Mahbouli, Montassar Bazzez et Youssef Ben Abderrazzak qui a donné du peps à cette programmation fourrée de jeunes talents dans la nuit du 25 mai avant de céder la scène à «Rouhaniyett» de Mehdi Ayadi, «Ania» de Selma Amri, «Khouyout» de Wafa Ghorbel et le clap de fin a été divinement dirigé par la troupe de Jamel Abid et leur spectacle «Nafahatt».
Cette première édition a été supervisée par une équipe qui vise à créer une nouvelle dynamique au sein du centre, en dehors de la période estivale, supervisée depuis peu par le nouveau directeur général élu M. Lassaâd Saïd.
De l’opérette au malouf, en passant par les musiques soufies ou latines et autres… La diversité était de mise. Le centre culturel abrite des résidences d’artistes qui ont été présentées, entre autres. La manifestation tend à promouvoir les jeunes de la région. Une aubaine pour eux.
Ce rendez-vous, qui a tous les atouts pour devenir annuel, manque cependant d’une communication à la hauteur afin de mobiliser plus de public. Hammamet s’est doté d’un rendez-vous musical de qualité afin d’enrichir ses nuits. La ville a, en effet, tendance a hiberné pendant Ramadan.

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