Plusieurs fonds ont été alloués à la protection de l’environnement. Pourtant, leur impact sur le terrain est difficilement mesurable.

L’environnement figure parmi les secteurs de choix ayant bénéficié de l’aide au développement. En Tunisie, environ 30 bailleurs de fonds internationaux sont en train d’apporter leurs aides et appuis à des projets environnementaux et aux activités liées, d’après l’ONG «Jamaity».

Toutefois, des questions se posent sur l’efficience de ces projets et de l’aide allouée et annoncée toujours en grande pompe par les donateurs, mais dont la contribution réelle à l’amélioration de la situation sur le terrain demeure peu mesurable, d’autant que l’État lui-même et ses institutions sont souvent les premiers responsables des plus grands désastres écologiques en Tunisie.

Parmi les grands pollueurs en Tunisie, le Ftdes cite l’Onas, le CPG et le CGT, dénonçant les atteintes de ces deux derniers à l’environnement dans le bassin minier de Gafsa (surexploitation de la nappe et pollution du sol).

Le forum dénonce le parti pris de l’État depuis des dizaines années, en faveur des industriels et l’absence de volonté politique de sanctionner les entreprises pollueuses. Pour preuve, l’État donne des autorisations et est soupçonné d’être de connivence avec des investisseurs qui utilisent des produits nocifs, à l’instar du coke (résidu de carbone) utilisé par les cimenteries, selon les exemples cités par le forum Ftdes.

Face à cette situation et compte tenu de l’incapacité des institutions de l’État, dédiées à la protection de l’environnement, à jouer leur rôle, en raison notamment des problèmes de gouvernance qui les minent, à l’instar de l’Agence nationale de gestion des déchets (Anged), épinglée notamment par le rapport de la cour des comptes de 2018, le citoyen se retrouve ainsi seul face à ceux qui violent ses droits, avec, pour seul appui, celui de la société civile.

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